III. — Traitement des accidents de la lithiase acide
On distingue deux grandes catégories d’accidents ou complicalions de la lithiase rénale : ceux de la lithiase aseptique et ceux de la lithiase infectée. Cette distinction garde toute sa valeur k l’égard de la thérapeutique.
1. Accidents aseptiques. — Ils sont dus à la migration des calculs dans les voies urinaires, qui, dans les cas favorables, aboutit à leur expulsion. On doit s’efforcer tout d’abord de calmer les phénomènes douloureux, qui peuvent aciiuérir une inlensité tellequ’ils constituent une menace .sérieu.se pour la vie même du malade, par les accidents syncopaux qui peuvent en résulter.
En même temps on cherche à favoriser l’élimination des concrétions calculeuses, |)our laquelle la théra] cuti([ue actuelle ne peut Maladies urinaii'és. 8
être considérée comme très eflicace. Dans certains cas, enfin, l’indication impérieuse se pose de rétablir le cours des urines, momentanément oü délinitivement suspendu par l’arrèl de migration des calculs.
Phénomènes douloureux. — Les phénomènes douloureu.x de la gravelle peuvent se présenter dans des conditions assez différentes.
11 peut s’agir du simple endolorissement lombaire que détermine la migration du sable urinaire. Le repos au lit, l’emploi de ventouses, deliniments gaïacolés, térébenthines (alcoolat de Fioraventi ou de térébenthine composé, baume de Fioraventi, etc.) sur la région lombaire, peuvent calmer suffisamment les malades; on peut encore recourir aux pommades chloroformées ou belladonées :
Extrait de belladone 4 grammes.
Vaseline 20 —
Lanoline 10 —
Ces moyens anodins iiermettront d’attendre le soulagement détinilif obtenu généralement dans ces cas par l’emploi des eaux minérales de lavage (Vittel, Contrexéville, Martigny) ou dos tisanes diurétiques qui suffisent à provoquer l’élimination du sable urinaire.
Les douleurs lombaires, produites par la présence d’un calcul
Kig. 9 et 10. — Calculs muraux.
rénal, généralement volumineux, enclavé dans les calices ou le bassinet, sont rapidement atténuées par le repos au lit absolu; par contre, la thérapeutique médicale est généralement impuis.sante à déterminer la désagrégation ou l’expulsion d’un calcul ayant atteint un cei’tain volume. On peut essayer Ftonploi continu de tisanes diuréti(|ues, une cure thermale, l’usage répété des grands lavements froids ; on a encort! préconisé la glycérine oflicinale à hautes doses (.'50 à 100 grammes |)ar jour), répétées de temps à autre.
En réali té, ces moyens sont le plus souvent insuffisants, et les calculs enclavés finissent oritinairement pai' nécessiter l’inlervenfion chirui-