LITHIASE. — TRAITEMENT DES ACCIDENTS
gicale, à laquelle il est pi'udent de recourii- avant l’apparilion des accidents infectieux.
Colique néphritique. — L’ex]ii'ession clini([ue la plus complète des accidents de migration calculeuse est réalisée par la colique néphritique.
11 faut calmer la douleur et favoriser la migration du calcul.
La violence de la douleur est telle que les applications lénitives sur la région lombaire sont tout à fait impuissantes àprocurer un soulagement réel ; on peut en dire à peu près autant des suppositoires belladonés (à 0k‘’,02 d’extrait de belladone) et même des lavements de chloral.
Les piqûres de morphine ont seules une efficacité véritable; on hésitera d’autant moins à y recourir que non seulement la morphine est seule capable de calmer les souffrances intolérables des malades, mais que, par son action sur le spasme urétéral, elle semble en même temps favoriser la migration calculeuse.
L’adjonction de l’atropine, comme anti-émétisant, trouve des indications particulières chez ces malades que peuvent épuiser des vomissements répétés ; on formulera :
Chlorhydrate de morphine 20 centigrammes.
Sulfate neutre d’atropine 1 centigramme.
Eau distillée 20 grammes.
Un centigramme de morphine et un demi-milligramme d’atropine par centimètre cube.
Une à trois injections d’un centimètre cube par jour.
11 est prudent, chez les malades auxquels le médicament n’a pas encore été administré, de tâter la tolérance en débutant par une dose minime (un demi-centigramme).
Il existe, en effet, des contre-indications à l’emploi de la morphine : certains sujets sont intolérants; chez les névropathes, on peut avoir unerépugnancejustifiéeà user de la morphine en raison des craintes ultérieures de morphinomanie. On se contentera dans ces cas du chloral ou des opiacés en ingestion.
Dans l’intervalle (les injections de morphine, l’emploi des bains chauds prolongés apporte aux malades un soulagement très a|)préciahle.
Le lait pur ou coupé d’eau de Vichy est le seul aliment qui ])uisse être toléré; on fera prendre, en outre, autant de bois.sons diurétiqu(!s qu’il sera possible. Par contre, les médicaments diurétiques, irritants pour les reins, sont à rejeter.
Quant au massage abdominal, (pie l’on a proposé en vue de faci-
liter l’élimination du calcul, rintensilé de la douleur empêchera le l)Ius souvent qu’il puisse être supporté.
La colique néphrétique se tcrminehahituellement par une sédation brusque des phénomènes douloureux, bientôt suivie d’une crise polyurique ; mais elle peut entraîner un certain nombre de complications.
Hématurie. — Elle est habituellement |)eu imj)ortante; le régime lacté, les boissons acidulées, le repos horizontal sulliront à la faire disparaître, et l’emploi des hémostatiques est rarement nécessaire.
Anurie calculeuse. — C’est la complication la plus importante.
11 semble que, dans nombre de cas, l’inhibilion nerveuse puisse jouer le rôle prépondérant qu’on tendait à lui dénier pendant ces dernières années, et lapossibilitéd’une désobstruction spontanée autorise à tenter un traitement purement médical : le repos au lit absolu, le régime lacté, les boissons diurétiques abondantes, les bainschauds prolongés, les grands lavements froids peuvent entraîner, dans les cas heureux, la débâcle urinaire. On y peut joindre les scarifications lombaires et essayer de l’électrisation voltaïque ou faradique de la région urétérale (Guyon).
■Mais ily a lieu de bien spécifier que le traitement médical causerait plus de désastres qu’il ne rendrait de services si ses tentatives avaient pour objet de reculer l’échéance do l’intervention chirurgicale, qui doit rester le traitement réel de l’anurie.
On n’attendra pas l’apparition des premiers symptômes de l’urémie, même atténuée, qui peuvent être suivis immédiatement d’accidents foudroyants ; dès le quatrième jour, le cinquième jour au plus tard de la suppression des urines, l’anurique est au seuil de la période intermédiaire, pendant laquelle peut être pratiquée, avec les plus grandes chances de succès, l’intervention, qui, on leconçoit, est seule de mise, lorsque c’est le rein (|ui fonctionnait encore dont le canal excréteur est obstrué par le calcul.
L’obstruction unilatérale d’un uretère peut j)rovoquer une hydronéphrüse qui relève exclusivement de la chirui'gie.
11. Accidents septi<me.s. — Le traitement médical, qui d’ailleurs ne joue qu’un rôle des plus effacés, se confond avec celui de la lilhiasc alcaline.