II. — EXPLORATION DE LA PROSTATE
La prostate peut être e.xplorée par le loucher rectal, le massage, le cathetérisme de l'urètre, {'explorateur métallique, Vurétroscope, le cystoscope, Vexamen du liquide prostatique.
Toucher rectal. — Le toucher rectal, lorsque la prostate est normale, fait constater, à 4 ou 6 centimètres au-dessus de l’anus, sur la partie antérieure du rectum, une région de consistance plus ferme que les parties sus ou sous-jacentes, bien limitée, en forme de cœur de carte à jouer très élargi : c’est la prostate. Sa sensibilité est nulle; sa consistance ferme; elle ne fait aucune saillie dans le rectum.
A l'état pathologique sont à rechercher : ses modifications de volume ; la prostate peut être augmentée de volume soit d’une façon régulière, soit d’une façon ii'régulière ; elle peut bomber dans le rectum ; ses modifications de consistance : sa consistance est tantôt égale, ferme, molle ou tluctuante, tantôt inégale, soit (ju’il existe des noyaux plus durs, soit (ju’en un seul point il existe de la fluctuation; quelquefois elle présente une dureté particulière; sa limitation : l’on peut voir, soit dans le cancer, soit dans les affections inflammatoires, la mas.se se prolonger sans limites en haut ou en dehors; enfin la sensibilité que peut réveiller la pression.
On pourra combiner le toucher rectal avec le palper abdominal, la vessie étant vide, et ainsi l’on appréciera mieux le volume de la glande.
(1) [glisser dix u vingt iiiiiiutns la lamelle dans le Imiii suivant :
Fuchsine 1 gramme.
Acide phénique. S grammes.
Alcool absolu 1^ “
Kmi distillée 90 —
Décolorer par de Tacidc nitrique au tiers: les bacilles restent colorés.
I ecolorcr les autres éléinenis de la [n éparation avec une solution hy<lro-nlcoolique de bleu de méthylène.
EXPLORATION. — EXPLORATION DE L;\ VES.SIE
Massag-e. — Le massage de la prostate permettra de savoir si la glande renferme du li(iiiide, que l’on verra s évacuei' par l’urètre quelques instants après, ou que l’on pourra retrouver dans le liquide vésical. L’étude de ce liquide aura le plus grand intérêt (Voy. plus bas).
Calhétérisiue explorateur. — Ce cathétérisme renseignera sui‘ les dimensions du canal prostati(iue et les déformations possibles (Voy. p. .308).
Explorateur luétalliqiie. — Au moyen de l’explorateur métallique, bn pourra juger de la saillie que les lobes de la prostate font dans la vessie. Pour cela, on introduit l’e.xplorateur métallique (Voy. p. 126) dans la vessie, le bec étant tourné en haut; on attire l’explorateur jusqu’à ce que ce bec accroche le col vésical. Puis on essaie de retourner te bec en bas; normalement on le peut en permettant à l’instrument de s’enfoncer de quelques millimètres. Lorsque les lobes prostatiques font saillie, il faut repousser plus ou moins l’explorateur pour que son bec puisse contourner les lobes vésicaux; on jugera ainsi très exactement, en mesurant sur la tige de l’explorateur la longueur dont il aura fallu enfoncer l’instrument, du volume de la saillie que fait la prostate dans la vessie.
Urétroscopîe. — Les renseignements fournis sont peu importants (V'oy. p. 334).
Cystoscopic. — Elle permettra d’apprécier la déformation du col vésical sous l’inüuence d’une augmentation de volume de la glande (Voy. p. 374).
Examen du li(|iiide prostatique. — Le liquide prostatique, lorsqu’on voudra l’examiner, sera obtenu par le massage de la prostate. On aura eu soin de laver l’urètre antérieur, de faire uriner le malade afin qu’il balaie son urètre postérieur et de remplir d’eau la vessie. Le massage étant alors pratiqué, on recueillera soit le liquide qui s’écoulera par la verge, soit celui que l’on trouvera sous forme de flocons dans l’eau de la vessie. Son examen montrera si le liquide prostatique est normal ou s’il contient du pus et des microbes.