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III. — EXPLORATION DE LA VESSIE

L’exploration de la ve.ssie se fait par la vue, le imlper, la percussion, le calhclérisrne, V explorateur inétj,dlirjue, le litkolriicur, la cystoscopie, l'examen de t'urine. ’

lii-speclioii. — L’inspection de ta région hypogastihiue [)ourra faire conslater une saillie arrondie médiane sus-pubienne, (pii, dans queb[ues cas, n’est autre que la vessie (listenduoi

Palper. — La palpation renseignera sur le volume de la vessie; normalement, on ne doit pas la sentir. Lorsqu’elle contient un résidu aj)précial)le, le palper abdominal combiné au toucher rectal l'ait reconnaître facilement ce résidu. Le palper [)eut également donner des renseignements au cas de lumeui-s, de calculs.

Percussion. — Au cas de vessie distendue, la percussion dénotera de la matité sur toute la partie saillante.

Cathétérisme. — Le catliélérisme, prati()ué après une miction, permettra de reconnaître : 1° s’il e.xiste ou non un résidu (normalement il ne doit pas en exister) et d’apprécier son imporlance; 2° la capacité vésicale : normalement on doit pouvoir injecter dans ta vessie au moins 150 grammes de liquide tiède sans provoquer le besoin d’uriner; 3° la tonicité du muscle vésical: normalement la force du Jet d’urine par la sonde doit être à peu près égale jusqu’à la lin; anormalement on peut constater que l’élévation de l’extrémité de la

sonde arrête l’écoulement: l’urine ne s’évacuanl que parce que le ; niveau du liquide vésical est plus élevé.

Dans certains cas, le cathétérisme révélera des sensations spéciales, frottement dur de calcul, arrêt par une tumeur.

Explorateur métallique. — L’explorateur métallique s'introduit dans la vessie suivant les règles qui président au cathétérisme avec les Instruments métalliques coudés (Voy. p. 324). J. ■

Pour pratiquer l’examen de la vessie avec cet instrument, on fait .1

coucher le malade, le siège élevé par un coussin. La vessie est j

évacuée, puis remplie avec 150 grammes de liquide. L’exjilorateur est fl

alors introduit. Une fois dans la vessie, il est poussé jusqu à la paioi a

[mstérieure, puis ramené en avant en lui imprimant de petits mou- fl

vements rapides de rotation à droite et à gauche. Le bec de Pins- I

trument étant tourné à droite, la même manœuvre est répétée; ■

ensuite le bec de l’instriunent étant tourné en bas et enfin à fl

gauche. Ainsi se trouve explorée la cavité vésicale. Si le bec de 9

l’instrument n’a pas été arrêté, si l’on n’a pris contact avec aucun fl

corps dur, on j)oui’ra éliminer les tumeurs un peu volumineuses, fl

1(!S calculs, les corps étrangers. fl

Au cas de tumeur, l’instrument sera arrêté dans certains de ses fl

mouvements ; les calculs se reconnaîtront au .son que l’on (djüendra fl

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5 par le choc de rinslrument et à la sensation éprouvée par la main

an moment de ce choc.

L’explorateui' pourra encore renseigner sur l’état de la [laroi vésicale : les colonnes accrocheront le hec de l’irislrument, c|ui s en dégagera pour être accroché de nouveau; sur la profondeur du hasfond : nulle si le hec de l’instrument ne peut être porté en has, I plus ou moins profonde suivant que, le bec de l’instrument étant

[ tourné en has, on pourra plus ou moins élever le manche; sur le

(développement des lobes prostatiques (Voy. p. 125) ; sur la sensibilité de la paroi vésicale plus ou moins douloureuse au contact.

LiUiotriteur. — Le lithotriteur à mors plats est employé surtout pour la vérification de l’état de la vessie après une lithotritie. Aujourd’hui la cystoscopie semble devoir en remplacer l’usage.

Cystoscopie. — La cystoscopie représente la méthode la plus parfaite d’exploration de la vessie. Des tumeurs, les calculs qui auront échappé à l'explorateur métallique, seront reconnus, localisés, appréciés par la cystoscopie (Voy. p. 374).

, Exameu de rurîiie. — Dans les cas de cystite, l’examen de

'} l’urine peut être des plus utiles pour instituer le traitement. On le pratiquera en mettant sur une lamelle un peu du dépôt laissé au fond du verre par l’urine, ou, si celui-ci est peu abondant, le culot d’une centrifugation. L’examen de cette lamelle sera pratiqué comme celui d’une lamelle de pus urétral (Voy. p. 122).

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