II. — Rétrécissements cicatriciels
Aper^’ii auatoiiio-clïiiifuie . — Les l’élrécissements cicatriciels sont pour la plupacl des rétrécissements traumatiques, résultat d’une rupture de l’urètre ; très rarement, ils succèdent à la cicatrisation d’une ulcération urétrale, le j)lus souvent à un chancre.
Ces rétrécissements sont uniques, etleui’ siège est en rappoi't avec celui de l’accident: portion pénienne, assez rarement; portion jiérinéo-scrotale ou bulbaire, à la suite des ruptures par chute à califourchon; portion membraneuse lorsque la rupture de l’urètre aura succédé à une fracture ou à une dislocation du bassin.
Ce sont des rétrécissements qui apparaissent rapidement après l’accident, arrivent vite à la striction la plus complète, s’accompagnent de déformation considérable du canal, par suite de la dislocation des deux bouts au moment de l’accident, et n’ont pas de tendance à se laisser dilater. Leurs symptômes sont les mêmes ([ue ceux des rétrécissements traumatiques.
Indications. — La dilatation, et en particulier la dilatation électrolytique, pourra être essayée dans les rétrécissements qui succèdent à des ruptures que l’on croira très incomplètes en raison de la bénignité des symptômes de l’accident; souvent elle échouera.
L’urétrotomie externe, avec résection de la portion cicatricielle de l’urètre, urétrectomie suivie soit de la suture des deux bouts de l’urètre par-dessus une sonde passée dans le canal, soit d’un abouchement des deux bouts au périnée, urétrostomie, que l’on fermera ultérieurement par une autoplastie, est l’opération de choix dans ces rétrécissements.
Le canal demandera du reste à être surveillé et entretenu consécutivement par la dilatation, s’il y a lieu, comme il demande à l’être après une urétrotomie interne.