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INDICATIONS. — URÈTRE. — CALCULS ET CORPS ÉTRANGERS

De la forme et du siège de ces corps découlent des indications opératoires pai'ticulières.

Avant tout, il faut s’assurer, outre que le corps étranger existe, de la nature de ce corps et de son siège. Quelquefois c’est au cours d'un cathétérisme qu’un fragment de sonde l’este dans l’urètre; on sait exactement à quoi s’en tenir. Mais, lorsqu’il s’agit de corps étrangers introduits par les malades, il sera parfois difficile d’ohtenir des renseignements sur la nature de l'objet; dans d’autres cas, on se trouve en présence d’un calcul primitif ou secondaire, et le diagnostic est alors tout entier à faire sans que le malade puisse venir en aide par ses renseignements.

Ce sont des difficultés de la miction ou des phénomènes inflammatoires péri-urétraux qui feront venir les malades.

Quoi qu’il en soit, on s’éclairera sur l’existence et le siège de l’objet par le palper de l’urètre, le cathétérisme au moyen de l’explorateur à boule olivaire et l’urétroscopie. On aura soin de noter à quelle distance il se trouve du méat. Si l’on n’a aucun renseignement sur la nature du corps, il faudra tout au moins essayer par le palper, l'urétroscopie, d’acquérir quelques notions sur sa forme, son volume, sa consistance; la radiographie est susceptible, dans quelques cas, de rendre des services.

Indications. — Trois voies peuvent être suivies pour l’extraction des corps étrangers de l’urètre : la voie naturelle, la voie vésicale, l’urétrotomie externe.

A. Extraction par la voie naturelle. — DilTérentes méthodes peuvent être utilisées pour extraire les corps étrangers par cette voie, et il n est pas toujours possible a priori de savoir celle qui réussira pour un corps déterminé.

1“ Corps cylindriques. — Les corps cylindriques, lorsque leur introduction date de peu de temps, peuvent presque toujours être retirés par les voies naturelles. Quel que soit le procédé d’extraction employé, on commencera par lubréfier les parois de l’urètre avec de l’huile introduite dans le canal au moyen d’une sonde poussée jusqu’au corps étranger, puis retirée peu à peu.

Moyen d’Amussat. — Pour les corps cylindriques pleins, on pourra essayer de ce moyen, qui consiste à faire uriner le malade pendant que l’on maintient accolées les lèvres du méat et à déboucher le méat quand l’urine a distendu l’urètre; l’urine entraînera quelquefois le corps étranger.

Propui.sion. — On essaie de faire avancer le corps par des pressions exercées d’arrière en avant sur son extrémité postérieure ; mais, avant de commencer ces pressions, il faut bien caler le corps étranger Maladies urinaires. i<.>

on an ière au moyen de l'inde.K de la main gauche déprimant fortement le canal; ainsi on ne risf|uera pas de le refoulei' en arrière.

PiusE DiKECTE. — . Le coips peut être saisi au moyen de pinces spéciales, j)inces urétrales. On commencera par bien maintenir le corps dans l'urètre; puis, la partie antérieure du canal étant fortement tendue, la pince est introduite fermée, amenée au contact du corps étranger, ouverte et poussée de façon à opérer la saisie du corps, soit en totalité s’il s’agit d’un corps cylindrique plein, soit par un de ses côtés au cas où il s’agit d’une sonde.

Prise sous le contrôle de l’urétroscope. — L’urétroscope rendra les plus grands services pour opérer la prise de l’objet, et ce n’est

que lorsqu’on ne pourra pas l’avoir à sa disposition qu’on essaiera l’e.xtraclion à l’aveugle.

Dans tous les cas, manier la pince avec la plus grande douceur, ne pas relâcher la pression en arrière du corps étranger, ne pas insister si l’on ne réussit pas ; une urétrotomie externe est moins dangereuse qu’une extraction laborieuse, blessante pour l’urètre, par les voies naturelles.

2° Corps pointus. — Extraction sous le contrôle de l’urétroscope. — C'est la méthode de choix, qui permettra de dégager la pointe, delà saisir et d’attirer le corps sans qu’il puisse blesser l’urètre.

Propulsion. — Au cas oi'i l’on n’a pas à sa disposition l'urélroscope,on pourra essayer du moyen suivant, qui réussiraiiuelquefois: enfoncer dans l’urètre une sonde à bout coupé, jusqu’à ce qu’elle soit un peu en avant de la pointe de l’épingle, corps de cette nature le plus fréquemment introduit. Une traction sur la verge dégage la pointe au cas où elle aurait déjà pénétré; puis, la sonde étant enfoncée, on cherche à faire pénétrer la pointe dans la sonde. Si l'on y réussit, il n’y a plus qu’à retirer progressivement la sonde en même temps (jue l’on refoule en avant l'aiguille.

Extraction après retournement du corps. — Lorsque la pointe du coi’|)S s’est déjà enfoncée profondément dans l’urètre, il n'est plus possilile de la dégager; d’autre part, les épingles àcheveux, en raison

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Fig. 25. — Pince iirétrale.

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