‹ Thérapeutique urinaireChapitre 87 sur 307 · XIV. — TUBERCULOSE URÉTRALE ET PÉRI-URÉTRALE · texte numérisé non relu

XIV. — TUBERCULOSE URÉTRALE ET PÉRI-URÉTRALE

La tuberculose urétrale peut e.xister à l’état isolé ; le plus souvent elle est associée à des lésions semblables de la prostate ou de la vessie. La localisation peut être exclusivement urétrale, mais elle se complique souvent de lésions péri-urétrales d’origine glandulaire ou lymphatique, donnant lieu àla production d’abcès froids.

La tuberculose urétrale peut se présenter sous des aspects variés : tantôt simple blennorrhée blanchâtre non douloureuse ; tantôt véritable urétrite douloureuse accompagnée de rétrécissements, la palpation révélant alors des zones indurées douloureuses; tantôt abcès urineux chroniques ou fistules.

En présence d’un écoulement non douloureux, le mieux est de s’abstenir de tout traitement local.

Contre l’urétrite tuberculeuse douloureuse, on se comportera comme pour la cystite de même nature : injections d’huile goménolée, de vaseline iodoformée, gaiacolée ; instillations d’acide picrique à Ip.lOO, d’acide pyrogallique à 1 p.bO. En présence dedouleurs intolérables et que rien n’améliore, on pourra proposer soit une cystostomie sus-pubienne, soit une urétrostomie périnéale suivant l’état de la vessie.

S’il existe un abcès urineux, l’ouvrir et en réséquer les parois, puis tamponner la cavité et en modifier la surface au moyen de substances appropriées : chlorure de zinc, iode, etc.

Au cas de fistule, s’abstenir, à moins qu’il n’y ait des rétentions purulentes dans des clapiers insuffisamment ouverts. Agir sur la fistule par cautérisations, attouchements de substances modilicalriccs. Empêcher surtout la fistule de s’aggraver.

Dans des cas e.xce])tionnels, l’extension des lésions tuberculeuses urétrales et péri-urétrales .sera telle qu’une amputation de la verge sera légitime.

Page 1