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V. — CALCULS PROSTATIQUES

Aperçu aiiatoino-cii nique. — 11 faut entendre par calculs prostatiques non pas les calculs de l’urètre prostatique (Voy. Calculs de l'urètre), mais ceux qui existent dans l’épaisseur môme delà prostate.

Ces derniers reconnaissent .soit une origine endogène, les calculs prenant naissance dans l’intérieur des glandules prostatiques vraisemblablement au cours d’une prostatite chronique, soit une origine e.xogène, le calcul venant du rein ou de la vessie, s’arrêtant dans la portion prostatique de l’urètre, puis ])énétrant dans la glande à la faveur d’un abcès, d’une fausse route, etc., ou simplement en s’y creusant une loge par pression.

Les calculs prostatiques sont constitués, le plus ordinairement, comme les calculs .secondaires des voies urinaires, par des .sels de chaux, phosphates, carbonates; mais leur noyau peut être formé par les concrétions azotées prostatiques normales, par des urates, des oxalates s’il s’agit de calculs venus d’ailleurs. Quelquefois ils sont fournis simplement par l’agglomération des concrétions prostatiques normales.

Au cas de calculs endogènes, leur nombre peut être très grand (plus de cent). Le volume de cerlains calculs est considérable; le plus souvent il est médiocre.

Les manifestations de ces calculs sont des plus obscures en général. Les sensations de la prostatite chronique avec suppuration cpielquefois abondante sont les plus constantes ; parfois les malades éliminent à chaque instant 7)ar l’urètre de petits calculs que Ion pourrait croire formés dans le rein. C’est le toucher rectal joint au cathétérisme de l’urètre avec un instrument métallique qui pourra ])ermettre d’affirmer les calculs. 11 fera constater une prostate d une consistance dure en un point, ou bien, remplie de granulations dures, et si l’on introduit en même temi)s un Héniqué, on pourra rpielquefois percevoir le contact des calculs frottant contre l’instrument métallique lorsqu’on exercera une pression sur la prostate. Les calculs peuvent, du reste, passer absolument inaperçus è 1 exploration, quand ils .sont petits et l'ecouvorls d’une épaisseur convenable de prosiale.

INDICATIONS. — PRüSTATK. — CALCULS PROSTATIQUES. 211

L’iu'éti'oscopie pourra, dans certains cas, déceler un calcul siégeant dans une loge assez largement ouverte dans l’iirèlre.

Indications. — Si l’on reconnaît un ou des calculs prostatiques, leur ablation s’impose.

S’agit-il d’un sujet déjà âgé présentant des troubles urinaires, le plus simple est d’agir par la voie hypogastrique, qui permettra d’enlever et calculs et prostate.

Pour les autres malades, on agira par la voie périnéale.

Lorsque l’on aura affaire à un seul calcul, on l’extirpera après avoir incisé la portion de la prostate dans laquelle il est senti.

S’il s'agit au contraire de calculs multiples, on aura plus d'intérêt à agir par l’urètre; celui-ci étant incisé au-dessus de la portion membraneuse, on glissera dans l’urètre une curette qui ira recueillir les calculs, en elfondrant au besoin la glande. Un doigt placé sur la l'ace postérieure des lobes prostatiques appréciera et guidera le travail de la curette et indiquera s’il existe encore des calculs. Sonde à demeure et drainage périnéal consécutifs.

L’urétroscopie, qui permet de reconnaître certains calculs, permettrait également certainement de les extirper par les voies naturelles.

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