L ENTRETIEN
(liôle (juo j'ai , en avancement d'hoirie , rudement étrillé tout à l'iieure , absolument comme j'aurais fait quand j'étais dragon.
— Va maintenant , que voulez-vous ?
— Comme vous êtes assez fou pour protéjçer ce misérable-là, je vous le dirai quand cela sera fini ; îi demain... si vous voulez me donner ù dîner?
— Certainement, avec le plus vif plaisir, — dit Kwen d'un air embarrassé qui échappa au recteui'. — Je ne vous reliens pas ce soir... parce que Thérèse... est un peu souffrante.
— Allons... allons... je suis comme un enfant, — dit le vieillard, — un rien chasse mes préoccupations mau\ aises et me fait espérer... Je m'en vais presque tranquille. Adieu donc et à demain... Mais je reviendrai souvent, souvent sur ce sujet-là , je vous en avertis... Adieu donc et à demain, mon cher lOwen. s
Et il lui tendit affectueusement la main.
M. de Ker-EIlio la serra tendrement dans les siennes ; il fut sur le point de se précipiter dans les bras de l'abbé , mais il se contraignit, craignant d'éveiller de nouveau ses soupçons.
L'abbé s'éloigna.
Vjwcn marcha longtemps avec agitation.
La nuit vint , avec la nuit le vent commença de se lever.
A six heures, Lès-en-(joch vint avertir son maître (jue le dîner était prêt.
Kuen trouva Thérèse dans la salle à manger.
20K THKRKSE DUXOYER.
Le dîner fut rourt, silencieux ; il pesait aux deux convives.
Thérèse et Eu(mi, en sortant de table, se rendirent dans le salon où avait eu lieu l'entretien de l'abbé Kéronrllau et de AI. de Ker-EIlio.