‹ Thérèse: opéra comique en deux actesChapitre 42 sur 53 · BAI. FOU II · texte numérisé non relu

BAI. FOU II

Un voyageur n'est-il pas chez vous?

PATERSON

Ah! oui, oui... un Français... Je l'avais oublié, car je ne l'ai pas vu.

bai.foi;r.

Où l'avez-vous logé?

PATERSON

Là , dans cette chambre.

IIALFOUR.

Alors parhjtis plus bas... Les fenêtres en sont içrillées?

PATERSON

Oui... Mais qu'est-ce donc? que voulez-vous faire?

BALFOUR

Mon escorte vous répond assez.

Comment?

BALFOUR

C'est le proscrit qu'on devait me livrer.

PATERSON

Un Français ?

BALFOUR

Mensonge!... Pendant que j'allais à la côte il a furtivement quitté le bâtiment hollandais ; mais le patron l'a fait suivre; et on l'a vu entrer ici après avoir été frapper à la chaumière de Robin.

PATERSON

Que me dites-vous là ?... Et quel est-il ce malheureux?

BALFOUR

On ne le sait pas bien; mais à La Haye il était de la suite et de la maison du roi Charles : son signalement qu'on vient de me donner s'accorde avec mes notes, et je crois deviner son nom. Tenez, lisez: numéro quinze.

(Il lui donne un livret.) P.\TERSON , lisant.

« Henri de Linsdor ! » Ah! mon Die» !

BALFOUR, sévèrement.

Vous tremblez, je crois?

PATERSON

Revenir tout exprès dans le château où it prit naissance !...

BALFOUR

Pour y mourir. Ainsi le veut la sécurité de l'Angleterre...

PATERSON

Mais on peut se tromper!... Il faudrait bien savoir...

BALFOUR

Oui; je veux m'assurersi cet homme est vraiment le comte de Linsdor. C'est une capture importante et qui me fera citer honorablement aux séances du Parlement.

PATERSON

Et comment vous éclaircir?.. il n'ira pas vous dire lui-même...

BALFOUR

Non : mais puisqu'il est allé chez Robin, il a des intelligences avec lui: il suffit; faites venir ce drôle.

PATERSON

Robin?

tIAI.FOUR.

Oui : c'est un papiste qui m'est snspet;t depuis long-temps.

PATERSON

Bon! un imix'cillc tout naïf et qui n'est pas tlangereux; car son premier motivoinent le Irahit toujours.

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