IX
D'ailleurs Robespierre ne put se persuader, j'imagine, que ses collègues du comité de Salut public Tabandonneraient si aisément à la rage de ses ennemis. Mais il comptait sans les jaloux et les envieux, à qui son immense popularité portait ombrage. La persistance de Maximilien à ne point s'associer à une foule d'actes qu'il considérait comme tyraj^niques, à ne pas prendre part, quoique présent, aux délibérations du comité, exaspéra certainement quelques-ugis de ses collègues, surtout Billaud. Ce dernier lui. reprochait d'être le tyran de l'opinion, à cause de ses succès de tribunp. Singulier reproche qui fit dire à Saint-Just : « Est-il un triomphe plus désintéressé? Caton aurait chassé de- Ronae le mauvais citoyen qui eût appelé l'éloquence dans la tribune î^ux harangues le tyran de l'opinion (*). >i*Son empire, ajoute-t-il excellemment, se donne à la raison et ne ressemble guère au pouvoir des gouvernements. Mais Billaud- Varenne et CoUot d'Herbois, forts de Tappûi de Garncyt,
(*) Discours du 9 Thermidor.
TUE RM