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f. € m. se produit car l’ordonnée + en À est plus petite qu'en B.
Puis l'extrémité B atteint Ac;. A partir de ce moment, sa température reste constante, ainsi aue celle du couple, et comme À continue à s’échauffer, la f. 6 m. augmente rapidement : d’où la petite branche ascendante verticalement de la courbe enregistrée.
6° L'extrémité B ayant achevé sa transformation et se trouvant entièrement à l’état y, un écart assez fort existe à ce moment entre B et A. Cet écart se réduit rapidement en faisant décrire au point figuratif une courbe descendante qui conduit la f. é. m. à une valeur plus faible qu'avant Ac; puisque la branche ?y est nettement au-dessous de Pie.
7° Au refroidissement, l’extrémité À devient la plus froide : d’où inversion du sens de la f. é. m.
8° Point Ar:. À franchit ce point à peu près :ans arrêt ; ce qui produit une augmentation rapide de la f, 6. m., d’une part en raison de l’augmentation de l’ordonnée + de l’extrémité À, d’autre part à cause | de l’arrêt du refroidissement de l'extrémité B.
. 9° Au-dessous de Ar:, l'écart de température entre À et B tend à diminuer, puis l'extrémité A | atteint À.
| 10° Point Ar:. Le crochet que présente la | courbe est dû à l’arrêt momentané du refroidisse- | ment de l'extrémité B.
11° Au-dessous de Ar:, l'écart de température entre À et B va en se réduisant propressivement Jus- | qu'au refroidissement complet.
Deuxième exemple : Forme de la courbe différentielle d’un acier au voisinage de la température | de dépôt de perlite, au refroidissement.
| Au moment où l’austénite se transforme en perlite, on constate, en général, un phénomène de reca- |lescence. Pour une section droite de l'échantillon | tronconique, la courbe température-temps peut être représentée par une courbe telle que la courbe en | traits pleins de la figure 24. Cette transformation se traduit par une variation brusque du pouvoir thermoélectrique, indiquée par les courbes + (figures 34 Let 35 par exemple). Pour simplifier, nous dirons qu'au-dessus de la température du dépôt de per- | lite, l’acier est à l’état y et au-dessous, à l’état a.
Îl n'est plus possible, dans le cas actuel, d’admettre que l’extrémité la plus petite ne subit aucun arrêt de température en traversant le point de transformation, en raison du fort dégagement de chaleur accompagnant le dépôt de la perlite.
Les diagrammes figures 25, 26 et 27, représentent schématiquement la répartition de la tempé:ature le long de l'échantillon, la variation corrélative
de l'aire mesurant le pouvoir thermo-électrique et
l'allure de la courbe enregistrée. Des portions de courbes de ce genre, sont nettement visibles sur les courbes IT et VI de la figure 23.
De même que les courbes de Roberts Austen, ces courbes sont généralement d'interprétation assez délicate. On en pourrait citer des exemples dans des cas cependant assez simples tels que celui de l’acier eutectoïde : la transformation AÀ;-, à l’échauffement, s'étale sur 50° et la forme de la courbe pourrait faire croire à la présence de plusieurs points de transformation rapprochés.
Des variations d'interprétation pourraient également être envisagées pour les courbes des aciers à 2 % et à 5 % de nickel. La discrimination est difficile entre une transformation progressive et l’égalisation de température de l'échantillon, une fois la transformation, avec évolution de chaleur, terminée.
En outre, l’amplitude des accidents enregistrés sur les courbes est fonction de l’évolution de chaleur due à la transformation, évolution se traduisant par des écarts plus ou moins grands de température entre les divers points de l’échantillon, suivant la vitesse de refroidissement. Celle-ci influe donc sur la forme des courbes.
Enfin, puisque la méthode exige que l’enregistrement soit effectué avec une vitesse d’échauffement ou de refroidissement assez grande pour que les deux extrémités de l'échantillon soient à des températures différentes, elle ne permet pas de se rendre compte de ce qui se passe lors de variations lentes de température nécessaires pour obtenir à chaque instant l'équilibre physico-chimique des corps doués d’hystérésis thermique, tels que certams aciers spéciaux.
Les méthodes dilatométriques et la méthode consistant à mesurer directement le pouvoir thermo-électrique, décrite plus loin, sont à l’abri de ces repro-