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CHAPITRE IV

UTILISATION DE LA FORCE THERMO-ÉLEC TROMOTRICE POUR LA MESURE DU DEGRÉ D'ÉCROUISSAGE.

L'industrie utilise certains alliages, cuivre, laitons, aciers, etc., sous forme de fils amenés par étirage à froid à un degré voulu d’écrouissage, soit en vue de donner à ces métaux, une résistance mécanique déterminée, en service, soit pour faciiter l'usage.

La détermination de ce degré d’écouissage est difficile. J'ai voulu me rendre compte s’il n’était pas possible d’utiliser dans ce but les phénomènes thermo-électriques.

Je me suis inspiré, à ce point de vue, de la méthode utilisée par M. H. Le Chatelier (2) pour contrôler l’homogénéité des fils pour couples. Le fil étudié est tendu entre deux bornes, et ses extrémités reliées aux bornes d’un galvanomètre. On déplace, à vitesse constante, le long du fil, un petit four électrique à résistance constitué par un fil de platine enroulé sur un tube de silice de 5 mm. de diamètre intérieur et de 30 mm. de long ; le tout calonifugé extérieurement.

Un couple dont la soudure chaude est placée à l’intérieur du tube du four, indique la température maxima à laquelle le fil est porté pendant son passage à travers le four. Si un courant est décelé par le galvanomètre, il peut être dû :

1° À un gradient de température dissymétrique par rapport au point le plus chauffé du fil (effet Bénédicks).

2° À une hétérogénéité chimique du fil, celui-ci

(1) Bureau of Standards (1915).

(2) H. Le Chatelier. La mesure des températures élevées par les couples thermo-électriques. Journal de Physique. Deuxième série, t. VI, p. 23, 1887.

étant constitué par une chaîne d’alliages de composition voisine. C’est le cas envisagé par M. H. Le Chatelier et par M. Chevenard pour vérifier l’homogénéité des fils étudiés.

3° Au fait que le métal du fil possède un ou plusieurs points de transformation imparfaitement réversibles entre la température des jonctions froides et la température maxima réalisée dans le four. C'est le cas signalé par M. Benedicks et par M. Consiglière.

4° À une transformation irréversible consécutive au chauffage, telle que trempe ou perte d’écrouissage. Dans ces trois derniers cas, il y a dissymétrie, à la fois, dans la répartition des températures et dans l’état physique du métal.

Si l’on opère sur un fil écroui, les phénomènes 1° et 4° doivent se superposer.

J'ai effectué l'essai sur un fil de cuivre, un fil de

laiton « et un fil de laiton a + B ayant les compositions suivantes :

Cu Zn Fe Pb Ni

IMISCENCUINUES., ASS 99.03 | — — — — Fil de laiton «& ......| 67.92 | 31.86 | traces | 0.13 | 0.00 Fil de laiton &« + B.| 60,27 | 30-5210 ralitraces Mo rco

Le fil de cuivre de 3 mm. de diamètre primitif avait été recuit, puis écroui au laminoir à toles de façon à réduire son épaisseur à 2 mm. 09, puis à Zn 0

. Les extrémités des fils étaient réunies aux bornes d’un millivoltmètre. Le fil passait dans un petit four électrique, froid au début de l'essai, que l’on mon-

tait ensuite à la température désirée, puis que l’on déplaçait le long du fil à raison de 1 mm. par seconde (5 mm. toutes les 5 secondes).

La température réalisée dans le cas du cuivre, température mesurée par un couple thermo-électrique placé dans le four, était de 560°.

La force thermo-électromotrice produite a été inférieure à 0,01 millivolt, dans le cas du cuivre recuit aussi bien qu'écroui. Cette valeur est de l’ordre des erreurs d’expériences.

Dans le cas du laiton à, on est parti d’un fil recuit de | mm. 5 de diamètre que l’on a écroui au laminoir à toles de façon à réduire son épaisseur à : 1,40, 1,21, 0,82, 0,76, 0,55 et 0,37 mm. Pour le reste, même mode opératoire que ci-dessus. On a enregistré les forces électromotrices suivantes : température du four : 650°.

commerciales dur et quart dur. On a trouvé pour une température du four de 655° :

uart

Recuit Fe Dur

Origine du déplacement ....... 0.000 | —0.02 O 000 AURDOUTI EC LATUT —0.005 0000 0.115 — ENS ONSÉC RO 00S 0.005 | O.119

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