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Courant Fig. 1.

On admet que la force électromotrice créée entre deux points infiniment voisins, dans un métal À, distants d’un intervalle de température dt, peut être représentée par :

EE

où €,est une fonction caractéristique de la nature du métal et est fonction également de la température au point considéré.

Entre deux points situés, sur un circuit métallique, dans une portion comprenant un seul métal, ces points étant à des températures T, et T,, la force électromotrice totale créée est :

(ua

On est donc conduit à compléter les effets décrits

plus haut (Peltier et Seebeck) et à ne pas considérer seulement les (“*—*) résultant du contact des métaux À et B. mais encore à considérer dans la partie du métal A allant de la soudure chaude à la soudure froide, une somme de € dt : de même pour le métal B et les autres métaux constituant le circuit.

Effet Benedicks (1). — Les expériences de M. Benedicks semblent indiquer que la théone précédente n’est qu’une première approximation et que € ne doit pas être fonction de la température

seule, mais peut être aussi de me gradient de tem-

pérature le long du circuit.

En effet, d’après la théorie précédente, dans un circuit monométallique et quel que soit le mode de répartition de la température le long de ce circuit, pourvu que la variation de température entre deux points voisins soit infiniment petite, l’intérieur \ e d T étendue au circuit complet devait

être nulle. Ceci est en désaccord avec les expériences de M. Benedicks, dans lesquelles un courant naît dans un circuit monométallique chauffé dissymétriquement. Or, il est difficile d’admeitre que, dans ces expériences, la température varie de façon discontinue le long des circuits étudiés et qu’il n'existe pas une zone de variation continue, si rapide soit-elle, entre deux points très voisins présentant un écart de température notable.

Nous admettrons cependant que, dans les expériences courantes, les phénomènes décrits par M. Benedicks sont négligeables, parce que les brusques écarts de température d’un point à un autre sont évités. Toutefois, ces particularités sont à retenir pour ne pas commettre d'erreurs.

Îl résulte des hypothèses faites que si les deux métaux À et B (fig. 2) composent un circuit, dont les deux soudures sont portées aux températures T, et T,, la force électromotrice créée dans le cirsuit est représentée par :

an

B A g LOU HET \ 2 2 e

1 > A B 2 SCIE ENTREE \ enduits

(1) The homogéneons electrothermie effect (1921), Stockholm.

ou, en posant :

2 m2 M — fe + \ AN edT

2 2 E"— | (rate) HAT ge d'T 12 J1 1 Û

les fonctions ? , — +, caractérisant les métaux À et B.

(Dans la suite de cette étude, conformément aux conventions habituelles, À sera le métal étudié, B le métal de comparaison et la force électromotrice E*" sera considérée comme positive si le courant, qu’elle produit, circule du métal B vers le métal À, à travers la soudure chaude T.)

Si le circuit est composé de plus de deux métaux A BC, on aura de même :

ABC: - - m2 R 3 1 CN Hal |A Ne 42812 v1 2 Ça P < Bu Fig 2 ,et 5:

On en déduit immédiatement les conséquences suivantes :

1° La force thermo-électromotrice entre deux métaux À et B, pour deux températures T, et T, des soudures, est égale à la somme des forces thermo-électromotrices pour les températures T, et T . d'une part, et pour les températures T, et T: d’autre part, ou :

2 9 = “D "no fs (ae) dT=\ (ea em )aT+ | (sa — ç8)dT

2° La force thermo-électromotrice entre deux métaux À et B, pour deux températures T, et T., est égale à la somme des forces électromotrices entre À et C et entre C et B pour les deux mêmes températures, autrement dit

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