‹ Thermo-éléctricité des Métaux & AlliagesChapitre 4 sur 35 · LE · texte numérisé non relu

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On admet que la force électromotrice créée au contact de deux métaux À et B à une température T, peut être représentée par la différence :

les fonctions %* et 1° étant caractéristiques des

métaux À et B, de sorte que si les métaux À et B étaient respectivement mis en contact avec un mé-

tal C, à la même température T,, les forces élec-

tromotrices en contact seraient respectivement représentées par :

A C one ant et

B C Her 1 1

Effet Thomson. — Un métal porté à deux températures différentes, même si, entre ces deux températures, n'existe aucun point de transformation du métal, se comporte au point de vue des forces thermo-électromotrices et des effets électro-thermiques, comme deux métaux différents. On s’en rend

compte aisément, grosso modo, en chauffant l’extré-

nuté libre d’un fil de cuivre relié à l’une des bornes d'un galvanomètre et en la mettant en contact avec un second fil froid du même métal, relié à la deuxième borne. Le galvanomètre indique la présence d'une force électromotrice.

Mais il y a plus. Dans un fil homogène, le long duquel la température varie, non plus de façon discontmue, comme dans le cas précédent, mais de façon continue, deux tranches voisines, séparées par un intervalle de température infiniment petit : dt, se comportent comme une soudure et donnent lieu à des phénomènes analogues aux deux effets inverses : Secbeck et Peltier. C'est ainsi que si un circuit métallique, composé d’un seul métal recuit et sans pot de transformation, est parcouru par un courant et si la répartition de la température est inégale le long de ce fil (fig. 1, trait plein), la por-

tion ab est le siège d’un dégagement de chaleur et c d le siège d’une absorption de chaleur, ou inversement, suivant la nature du métal du fil. Des thermomètres placés dans ces zones, permettent de constater le phénomène (appelé effet Thomson). Tout se passe comme si entre a et b et entre c et d, on avait une infinité de soudures entre des métaux de nature voisine, soudures inégalement chauffées naturellement.

Par analogie avec les phénomènes de Peltier et Seebeck, on est donc conduit à admettre l’hypothèse, vérifiée par ses conséquences : à savoir que chaque point d’un fil inégalement chauffé est le point d'application d’une force électromotrice dont l'intensité varie avec la température de ce point et dont le sens dépend de la nature du métal et du sens de la variation de température le long du fil, au point considéré.

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