‹ ThermochimieChapitre 205 sur 342 · C + 2II = (CII)2 — 58'^»', I · texte numérisé non relu

C + 2II = (CII)2 — 58'^»', I

k partir du carbone amorphe, on aurait : — '^of '"^,']. Puis ce premier hydrure engendre les autres carbures avec dégagement de chaleur, jouant à leur égard le rôle d'un véritable radical actif; ce qui explique le caractère exothermique et direct des combinaisons successives de l'hydrogène

Cal

(CH)2 -i-II2=(CH2)2 -v43,5

(CH2)'^+H2= (CIP)5 +37,9

(CÎP)2+1I2 = •iCH^ +14,5

2. L'acétylène étant endothermique, à la température ordinaire, ce composé est susceptible de détoner sous pression, en se résolvant en carbone et hydrogène, sous l'influence d'une amorce au fulminate de mercure, et même d'un fil de platine rougi. Cependant sa formation directe, dans les conditions oij elle s'effectue à une très haute température, paraît répondre à un dégagement de chaleur, parce qu'elle a lieu sur le carbone gazeux; c'est-à-dire qu'elle comprend en plus la chaleur nécessaire pour transformer le carbone, corps solide et terme extrême de polymérisations successives (*), en carbone gazeux, ramené à l'état atomique, ou plutôt moléculaire (C^). La chaleurainsi dégagée, dans la formation électrique de l'acétylène par deux atomes de carbone gazeux, serait supérieure à -1-26^"' et même à +4o'^"'. Tous les autres carbures d'hydrogène dégageraient en plus cette même quantité de chaleur, je veux dire celle de la vaporisation du carbone, lors de leur formation à partir des éléments gazeux.

Telles sont les considérations auxquelles donne lieu la formation synthétique des premiers carbures d'hydrogène, envisagée uniquement au point de vue des proportions multiples.

(') Ann. de Chiin. et de Phjs., 4* série, t. IX, p. 47^; 1866.

CHAP. I. — CARBURES l)'HYDROr,ft>E.

3. Mais ces carbures sont le point de départ d'un nombre indéliui de composés plus compli(iués, engendrés parleurs combinaisons et sul)stitutions réciproques entre en\ e! avec l'Iiydrogène.

La condensation du carbone dans ces composés va s'élevant sans cesse. Le caractère endotbermique ou exotbermique de ces composés, évalué depuis les éléments, dépend de la somme des pbénomènes accomplis lors de ces réactions successives (').

Ajoutons que tous ces carbures s'unissent également avec l'b}'drogène et l'azote, pour constituer l'ensemble des combinaisons organiques. De là résulte la nécessité d'envisager de jilus prés les lois (pii président à ces diverses synlbèses et transfornialions; lois (pii donnent lieu à un grand nombre de considérations nouvelles et importantes, au point de vue Ibcrmocbimique.

Je présenterai d'ailleurs ces relations sous leur véritable jour, c'est-à-dire en tenant surtout compte de l'ordre de grandeur relative des quantités de cbaleur mises en jeu; sans tâcber de les transformer dans tous les cas, et par des rapprocbements forcés, en ces prétendues constantes absolues, dont la recherche a trop souvent faussé les résultats expérimentaux.

C'est à ce point de vue que nous allons maintenant nous placer. l»a[»pelons d'ailleurs que la combinaison directe de l'hydrogène libre avec les autres corps n'a lieu le plus souvent qu'à une température voisine du rouge sombre. Il en résulte que la plupart des hydrogénations qui vont être signalées ne s'effectuent pas directement; les carbures qui renferment plus de deux atomes de carbone, ainsi que leurs hydrures, n'étant pas d'ordinaire stables au même degré, à ces hautes températures. Les chilTres qui suivent n'en ont pas moins leur intérêt, comme définissant le travail accompli dans les réactions directes, travail qui concourt également à la réalisation des réactions indirectes, auxquelles on a généralement recours, et (pii en règle l'emploi. Les valeurs thermiques interviennent aussi pour définir la constitution des corps.

§ 2. — Combinaison des carbures avec l'hydrogène.

Examinons d'abord la cond)inaison des carbures d'hydrogène avec l'hydrogène, ainsi que leur formation, en sens inverse, par élimination d'hydrogène, aux dépens de carbures plus hydrogénés :

(') foi/ mon Mémoire lSui- la théorie des corps pjrogéiics {Anii. de Chini. et de Pliys., 4° scriu, t. IX, p. '\-'?..

nous nous attacherons principalement aux carbures susceptibles d'être transformés réellement les uns clans les autres, par voie directe ou médiate.

L'acétylène, avons-nous dit, se combine directement avec son propre volume d'hydrogène, en formant l'éthylène; lequel se combine de nouveau avec son volume d'hydrogène, en formant l'éthane. Ces deux combinaisons s'effectuent à une température relativement basse et dans des conditions simples, surtout pour la seconde réaction. Elles ne donnent lieu à aucun changement dans la condensation du carbone; contrairement à ce qui arrive lors de la saturation complète par l'hydrogène, phénomène accompagné par un changement de condensation du carbone. En d'autres termes, l'acétylène, l'élhylène, l'éthane font partie d'une môme série, renfermant deux atomes de carbone dans la molécule; tandis que le formène appartient à une autre série, qui n'en renferme qu'un seul. C'est ce que nous traduirons en disant que l'acétylène possède une capacité de saturation, représentée par deux unités moléculaires : c'est un carbure incomplet du second ordre; l'éthylène, à son tour, est un carbure incomplet du premier ordre.

On peut exprimer ces relations en écrivant la formule des carbures avec des vides

oir- {-){-), ow,

chacun des vides étant susceptible d'être rempli, soit par de l'hydrogène, W, soit par du chlore, Cl% soit par une molécule quelconque simple ou composée.

Dans la notation atomique, on écrit encore les formules de tous ces composés, en exprimant la saturation du carbone, élément tétratomique, soit par l'hydrogène, soit par le carbone lui-même, dans le cas où la molécule composée renferme plusieurs atomes de carbone :

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