II. — Dérivés des autres composés de l'azote
Entre les divers composés de l'azote et les composés organiques auxquels on les associe, on conçoit la possibilité de nombreuses compensations, le générateur azoté possédant en plus ce que le générateur carboné possède en moins. Mais il y a très peu d'exemples thermiques connus.
CHAI'. V. — COMPOSÉS OlUÎAMQLKS AZOTÉS.
Je citerai les suivants :
I" Le nilrométliaiie est isomère avec l'éliier inéthylnilreux : le premier dérivant du formène, Cil', et de l'acide azotique, AzO-^H; le second de l'alcool, CH'O, cl de l'acide azoteux, AzO-Il. Quoiqu'il n'y ait pas de mesure certaine pour l'éther métliylnitreux, un calcul fondé sur les analoj;ies indique que la chaleur de formation par les éléments doit être sensiblement la même pour ces deux corps.
On sait qu'ils se produisent simnllanémenl dans la réaction des sels d'argent sur l'éther méthyliodhydrique. Ce sont les types de deux grandes familles de composés isomères.
9° Ils sont isomériques eux-mêmes avec une famille de composés d'un tout autre oidre. En elTel, la glycoliamine, CMPAzO-, est isomère avec le nitréthane ; la dilïérence entre l'ammoniaque, AzlF, et l'acide azotique, AzOMI, étant compensée par celle qui existe entre l'éthane, C-H^ et l'acide glycollique, C-U'O''.
Or les chaleurs de formation par les éléments de ces composés isomères dilTèrent de
Ceci montre bien la dilférence apportée dans les chaleurs de formation. (>t par conséquent de combustion, par le mode de la répartition des éléments lors des combinaisons successives.
3" Je rappellerai l'isomérie de l'hydrazobcnzol et de la benzidine, la grande différence (29^»^) qui existe entre leurs chaleurs de formation, ainsi que les considérations auxquelles elle se rattache (p. 720).
4° L'acide aspartique, C' irAzO'*, et le glycollamide glycollique sont aussi isomères, avec une différence de 4-9'''', .^ : leur constitution est d'ailleurs plus voisine.
IIL — PoLVMÉun;.
Les amides et les alcalis dérivés des alcools saturés sont en général regardés comnu' des conq)osés com[)lets. Ils ne sont donc pas susceptibles de polymérie. Mais il en est autrement des nitriles et imides, formés avec élimination de plusieurs molécules d'eau. Aussi les nilriles offrenl-ils de nonïbreux cas d'isomérie.
(') S, chaleur de soluJilicalion Jii nitrétlianc.
Tels sont le paracyano|2:ène, le chlorure de cyanogène solide, et divers composés cyani(iues et cyanuriques. Telle est aussi la cyaiiélhine, dérivée du nitrile propionique, etc. Ce sujet est très intéressant. Bien des faits connus indiquent que la polymérisation répond ici, comme presque toujours, à un dégagement de chaleur. Je citerai seulement les suivants :
r.ai
3CHAzO dissous = Cni^Az^ 03 dissous -4-5o,'g
3 CAz KO dissous = G» K^Az-^O» dissous -^•^J
3CAzCl liquide = C^Az^Cl^ solide +86, i
3Cll2Az2 crisl. = G» H'"> Az^ crisl -+-46,5
A l'exception de ces exemples, les mesures obtenues jusqu'ici ti'offrent pas assez de certitude pour être reproduites. C'est un vaste champ ouvert aux investigateurs.
ri.N 1)1 TOME I.