‹ ThermochimieChapitre 34 sur 342 · IV. — Arséniurcs cl aiitimoinurcs · texte numérisé non relu

IV. — Arséniurcs cl aiitimoinurcs

Chaleur spécifique rapportée au poids moléculaire.

Formules.

Poids

rapportée à

moléculaire.

trouvée.

calculée.

As2S2

As2S3

0,il3 (N.)

CoAs2 ,

CoAsS

FcAs2 ,

FeAsS

Ojioi (N.)

FeCoNi As".

Chaleur spécifique'

0,099 (Sella) (Sella)

0,1 o3 (Sella) (Sella)

Pou] s

Formules.

moléculaire.

trouv(''e.

Cu^As

aG5

Ag'-Sb

I D S?'' Lu Ï5l) .

Ag3SbS3. . .

Bi2Sn2

PbSn . ,

PbSiv-!

BiSn^Sb . . .

BiSn''SbZn'*

Pblls

PbMIg ,

Sn Hg

Chaleur spécifique

rapportée au poids moléculaire

calculée.

Alliages.

Chaleur spécifique rapportée à l'unité de poid.s.

0,0949 (Sella)

o,o558 (Sella)

0,073 (Sella)

0,0757 (Sella)

o,o346 ( — 69" à H-2o° Schiiz.)

D'après ces Tableaux, les combinaisons binaires, formées de deux éléments actuellement solides, satisfont suffisamment à la relation théorique; c'est-à-dire que chaque élément solide conserve à peu près dans le composé la chaleur que cet élément libre possède à la môme température.

La même vérification approximative existe pour un grand nombre d'alliages métalliques, composés ou mélanges que l'on ne croit pas utile d'énumérer ici, parce qu'ils ne sont pas représentés par des formules définies.

Il n'en serait plus de même, si l'on se trouvait au voisinage du point de fusion; exception qui s'applique aux amalgames solides, tels que les suivants :

Chaleur spécifique rapportée à l'unité de poids

trouvée.

HgSn =218 ; , ■ /a c • ^

( 0,0729 (vers le point de fusion)

IlgSns = 436

HgPb =407

o,o346 (—69° à -t-20») o,o383 (vers le point de fusion)

calculée.

8. Au contraire la chaleur spécifique des composés binaires formés par l'union d'un métal avec un corps naturellement gazeux à Ja température actuelle, tels que les chlorures, fluorures, oxydes, ne peut pas être calculée a priori de la même manière. On a donné dans le Tableau suivant le nombre trouvé par expérience, et dans une autre colonne l'excès de ce nombre sur la chaleur spécifique du métal. On pourrait supposer que cet excès représente la valeur théorique relative au chlore, au fluor, ou à l'oxygène solides.

Cette hypothèse étant admise, le nombre qu'elle fournit est voisin de 6,4 pour le chlore; c'est-à-dire à peu près le même que pour le brome et l'iode solides : ce qui concorde avec la loi précédente. Mais le nombre calculé pour le fiuor est moindre (5,o), et il est beaucoup plus petit encore pour l'oxygène; c'est-à-dire que la loi supposée ne se vérifie plus pour les oxydes.

l»our la vérifier, il faudrait supposer que l'oxygène solide possède dans ses condjinaisons une chaleur spécifique moléculaire égale à la moitié seulement de celles du soufre et des autres éléments qui lui sont comparables; encore les nombres calculés s'accordent-ils médiocrement avec cette supposition. Tout ce que l'on peut dire avec vérité, c'est que les chaleurs spécifiques moléculaires présentent des valeurs voisines pour les composés analogues. Voici le Tableau qui établit ces relations.

CHALEURS SPÉCIFIQUES DES COMBINAISONS BINAIRES RENFERMANT UN ÉLÉMENT GAZEUX.

Page 1