RÉVERSIBILITÉ DU CYCLE
fluide se détende sans variation de chaleur, en transformant son calorique en travail, et par suite en se refroidissant de T4 à T2 ; i° De D en C, faisons encore détendre le fluide, mais à température constante, en empruntant le calorique nécessaire à la source inférieure, qui est à la température T2 ; 3° comprimons ensuite de C en B, adiabatiquement, en dépensant un certain travail, dont l'équivalent en chaleur échaulîera le fluide et le fera monter de T2 à T4 ; 4° terminons l'opération en comprimant encore de manière à revenir à l'état initial A, mais au contact de la source supérieure, qui maintiendra la constance de la température en prenant la chaleur produite dans cette compression. Le cycle ADGBA est fermé, Qu'avons-nous fait ?
Au lieu d'une chute de température, il y a eu une élévation de température ; au lieu d'une transformation de chaleur en travail, il s'est produit une transformation de travail en chaleur ; le travail extérieur a été négatif, car il a été absorbé dans l'opération.
Le cycle a été retourné : il est donc réversible.
Une comparaison éclaircira la question. La première manière de parcourir le cycle utilise la chute de température, à l'instar d'une chute
so
PRINCIPE DE CARNOT
d'eau, pour produire un travail ; la machine thermique joue le rôle d'une machine hydraulique, qui développe du travail. Dans le second cas, la chaleur est remontée du niveau T2 au niveau Tt absolument comme l'eau serait remontée par une machine élévatoire, du bief d'aval au bief d'amont, au prix d'un cerlain travail.
17. Définition des températures absolues. — Ces analogies avec l'hydraulique peuvent être poursuivies avec profit pour la définition des températures absolues.
Les cotes des biefs d'amont et d'aval sont généralement rapportées au niveau de la mer : les altitudes sont alors relatives. Elles seraient absolues, si l'on pouvait prendre pour leur commune origine le centre du globe, vers lequel sont attirées toutes les masses placées h sa surface. Mais que ces cotes soient relatives ou absolues, la différence des deux niveaux est toujours exprimée par les mômes chiffres, qui ne dépendent que de l'échelle métrique adoptée.
Les mômes considérations sont rigoureusement applicables aux températures. On les rapporte généralement à un niveau arbitraire, qui est celui de la glace fondante, et qu'on note^ro ; les températures ainsi définies sont relatives.