‹ Thermodynamique a l'usage des ingenieursChapitre 16 sur 61 · THÉORÈME DE CARNOT · texte numérisé non relu

THÉORÈME DE CARNOT

Elles seraient absolues, si le zéro correspondait, non pas à un niveau de convention (celui de Celsius ou celui de Fahrenheit), mais à un zéro absolu, pour lequel il n'y aurait plus de chaleur du tout. Où se trouve ce zéro absolu ? Des raisons que nous développerons plus loin, nous portent à croire qu'il coïncide avec le degré — 273 de l'échelle centigrade, mais ce n'est qu'une hypothèse plus ou moins bien fondée . Quoi qu'il en soit , que les températures soient relatives ou absolues, leur différence est toujours exprimée par les mêmes chiffres, qui ne dépendent que de l'échelle thermométrique adoptée.

18. Théorème de Carnot. — Ces préliminaires posés, nous pouvons maintenant énoncer le théorème de Carnot :

« Lorsque deux corps fonctionnent suivant des cycles de Carnot, entre les mêmes limites de température, à une même quantité de chaleur transportée du foyer au réfrigérant correspond une même quantité de travail produit, quelle que soit la nature du corps intermédiaire ; si les limites ne sont pas les mêmes, les quantités de chaleur prises au foyer et cédées au réfrigérant sont entre elles dans le rapport des

PRINCIPE DE CARNOT

températures absolues du foyer et du réfrigérant » .

Il y a donc deux parties distinctes dans cet énoncé : dans la première, Garnot établit que la puissance motrice de la chaleur est indépendante des agents mis en œuvre pour la réaliser ; dans la seconde, il montre que cette puissance est déterminée uniquement par les températures des corps entre lesquels se fait le transport du calorique. Ce sont les propres expressions de Carnot.

19. Démonstration du théorème de Garnot. — Ces deux points sont à démontrer.

Il n'en faut point chercher de démonstration expérimentale directe, car elle est irréalisable; mais on pourrait invoquer comme démonstration expérimentale a posteriori l'accord dûment constaté des conséquences du principe de Carnot avec les faits matériels observés.

On peut donner une démonstration rationnelle de la première partie du principe, en s'appuyant sur l'impossibilité du mouvement perpétuel ; c'est ce qu'a fait Carnot dans les termes suivants :

Supposons que par l'intermédiaire d'un corps A, parcourant un cycle de Carnot, on transforme une quantité de chaleur Q en un travails ; et ad-

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