L'Entropie et ses variations. — - La
fonction S, ainsi définie par Clausius, est une fonction de p et de v ; nous n'en connaissons que les variations.
Clausius Fa nommée Y entropie ; il avait songé à l'appeler le contenu de transformation (*) d'un corps, mais il a préféré exprimer cette idée par un mot dérivé du mot grec toott^, qui signifie transformation.
La connaissance de la fonction S permet de résoudre un certain nombre de problèmes : voilà pourquoi nous avons cru devoir nous y arrêter.
Comme pour tout cycle réversible fermé, . rdQ
nous avons nécessairement J = o, nous
sommes conduits à formuler le théorème suivant : la variation d'entropie est nulle dans un cycle réversible fermé. Cela justifie le nom qui a été donné au principe de Carnot quand on l'a appelé le principe de la conservation de Ventrome.
Remarquons encore que les lignes adiabatiques sont des lignes isentropiques, car on a toujours dQ = o dans une transformation opérée
(J) Clausius fait observer que S est le contenu de transformation au même titre que V est le contenu de chaleur.
PRINCIPE DE CARNOT
sans addition ni soustraction de chaleur ; il faut donc que dS = o, et que S soit constant.
24. Equation de Glapeyron. — En tenant compte de ce que ^ doit être une différentielle
exacte, on arrive à de nouvelles formes de l'équation dQ, parmi lesquelles il en est une que nous avons intérêt à établir.
Partons de l'équation (3) :
dQ = Idv -f- Gdt
Divisons-la par T :
dQ Idv Git
Le deuxième membre est donc une différentielle exacte (*) ; la condition d'intégrabilité sera
i dl l i dC
T dt T2 T dv
(4) Pour qu'une fonction
Xdx Ydy
soit intégrante, il faut que l'on ait
dX dY dy dx
Cette condition est suffisante.