XVI PRÉFACE
la longueur du chapitre où je traite des machines à vapeur, Je crains que le lecteur, en voyant le nombre des pages que j'y consacre, ne s’attende à trouver une théorie complète et satisfaisante et qu'il ne me sache ensuite mauvais gré de sa déception.
Une pareille théorie n’est pas près d’être faite et je n’ai même pas la compétence nécessaire pour exposer l’état actuel de la question. J’ai voulu seulement montrer par un exemple quel usage on doit faire du théorème de Clausius; j'ai voulu faire voir également quelle est la complexité de ces sortes de problèmes et à quelles erreurs on s'expose quand on veut la méconnaître.
Dans une de ses spirituelles préfaces, M. Bertrand raille très finement les auteurs qui entassent dans leurs ouvrages des intégrales rébarbatives, et qui ne sauraient les calculer, parce qu’ils sont obligés de faire figurer sous le signe somme des fonctions inconnues que l’expérience n’a pas encore déterminées, Dans ce chapitre, J'ai mérité cette critique plus que personne el je serais inexcusable si j'avais eu d’autre but que de faire mieux comprendre la signification de l'inégalité (2).
L'objet des deux chapitres suivants est l’application
des théorèmes de Meyer et de Clausius aux phéno-