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Remarquons que dans le cas de la température nous

avons, Contrairement à ce que nous venons de faire pour la

quantité de chaleur, spécifié la nature du corps thermométrique avant de définir ce qu’on entend par température plus élevée qu'une autre. Si tous les corps augmentaient de volume lorsque leurtempérature s'élève, nous aurions pu, aprèsladéfinition des températures égales, dire qu'un corps B est à une température plus élevée qu’un corps À, lorsque ces corps étant inis en présence le volume de B diminue tandis que celui de À augmente. Il en serait résulté quelques simplifications. Mais certains corps, l’eau par exemple, diminuant de volume lorsque leur température augmente entre certains intervalles nous ne pouvions adopter, pour la mesure des températures,

le mode d'exposition que nous venons d’esquisser.

29. D'ailleurs il est nécessaire de faire choix d’un corps calorimétrique particulier lorsqu'on veut exprimer les quantités de chaleur par des nombres.

Le corps calorimétrique universellement adopté est l’eau à la température 0.

L'unité de quantité de chaleur, la calorie, est la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 0° à 4° G la température de 1 kilogramme d'eau. Par conséquent lorsqu'un corps B mis en présence de » kilogrammes d’eau à 0° élève leur température de 1°, nous dirons que B dégage n calories. Dans le cas contraire où B refroidit de 4° à 0° une masse d’eau

de x kilogrammes nous dirons que B absorbe n calories.

21. Relation fondamentale d’un corps. — La densité d'un corps dépend et de sa température £et de sa pression p ; par suite, le volume v occupé par l'unité de masse d’un corps,

autrement dit le volume spécifique, dépend également de ces

deux quantités. Il existe donc une relation p(p,v,t)—0

entre le volume spécifique, la température et la pression ; c’est cette relation qu’on appelle la relation fondamentale du corps. Il est facile d'en trouver l'expression pour les gaz obéissant aux lois de Mariotte et de Gay-Lussac.

D’après la loi de Mariotte le produit pv est constant pour une même température ; par conséquent pv est une fonction de { seulement. D'autre part, d'après la loi de Gay-Lussac,

pour une pression constante, le volume est proportionnel au : 1 ; binôme de dilatation 1 + 373 t; pv est donc proportionnel

à ce même binôme et nous pouvons écrire pv = R (273 + 1).

Telle est la relation fondamentale d'un gaz parfait.

La quantité R qui y entre varie avec la nature du gaz considéré. Il est facile de voir, d’après la manière dont cette quantité a été introduite, qu’elle est inversement proportion-

nelle au poids spécifique du gaz.

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