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XIV PRÉFACE

ciens ont été amenés à adopter ces deux principes, Je n'ai rien trouvé de mieux que de suivre dans mon exposition la marche historique. Le spectacle des longs tàtonnements par lesquels l’homme arrive à la vérité est d’ailleurs très instructif par lui-même. On remarquera lerôle important joué par diverses idées théoriques oumême métaphysiques,aujourd’huiabandonnées ou regardées comme douteuses. Service singulier que nous à ainsi rendu ce qui est peut-être l'erreur! Les deux principes, appuyés maintenant sur de solides expériences, ont survécu à ces fragiles hypothèses, sans lesquelles ils n’auraient peut-être pas encore été découverts. C’est ainsi que l’on débarrasse la voûte de ses cintres quand elle est complètement bâtie.

Ce mode d'exposition avait cependant un inconvénient, c'était de m'obliger à bien des longueurs. Voulant, par exemple, conserver les raisonnements de Carnot et de Clausius, j'ai donné deux démonstrations du théorème de Clausius: la première, applicable seulement à certains systèmes : la seconde, absolument générale, mais s'appuyant sur la première.

Il en est résulté que je n’aipu éviter une distinction très arlificielle entre deux classes de corps, selon que leur état est défini par deux variables seulement, ou par un plus grand nombre. Cette distinction, qui ne cor-

respond à rien de réel, se retrouvera à chaque instant

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