PRÉFACE XIII
rentrer presque tout ce que l’on veut. Je ne veux pas dire par là qu'elle ne correspond à aucune réalité objective, ni qu’elle se réduise à une simple tautologie, puisque, dans chaque cas particulier, et pourvu qu'on ne veuille pas pousser jusqu'à l’absolu, elle a un sens parfaitement clair.
Cette souplesse est une raison de croire à sa longue durée, et comme, d'autre part, elle ne disparaitra que pour se fondre dans une harmonie supérieure, nous pouvons travailler avec confiance en nous appuyant sur elle, certains d'avance que notre travail ne sera
pas perdu.
Presque tout ce que je viens de dire s'applique au principe de Clausius. Ce qui le distingue, c’est qu'il s’exprime par une inégalité. On dira peut-être qu’il en est de même de toutes les lois physiques, puisque leur précision est toujours limitée par les erreurs d’observation. Mais elles affichent du moins la prétention d’être de premières approximations et on a l'espoir de les remplacer peu à peu par des lois de plus en plus précises. Si, au contraire, le principe de Clausius se réduit à une inégalité, ce n’est pas l’imperfection de nos moyens d'observation qui en est la cause, mais
la nature même de la question.
Pour expliquer par quelles raisons tous les physi-