LIQUIDES ET SOLIDES
145. Entropie et énergie interne d'un liquide parfait. — Dans un liquide parfait la compressibilité est supposée nulle. Le volume spécifique n'est donc fonction que de la température, et nous pouvons poser
Prenons/? et T comme variables indépeiulantes. La fonction caractéristique de M. Massieu est alors (127)
H =z TS — L — A/H', et l'on a
dH' . ^ r/H'
-^=-Av et -^==8.
Par conséquent, pour un liquide parfait,
nous en tirons
l86 THERMODYNAMIQUE.
'^ étant une fonction arbitraire. Il en résulte
(0 S=^=-Ap/'{T)-^^'{T),
et par conséquent
U = TS - H' - Api'
146. Si nous supposons constant le coefficient de dilatation a du liquide, nous aurons
ç = ro[i + a(T — To)], To étant égal à 278° C. Par conséquent,
/(T)=ro[i + a(ï-To] et
/'(T) = aiv
Il en résulte, pour l'expression de l'entropie,
è =— Apy.Vo + ^'{T).
Dans une transformation à pression constante la variation r/S de l'entropie a pour valeur
Or, par définitien,
et, si nous appelons C la chaleur spécifitjue du liquide sous pression constante,
dQ = C dï.
LIQIIDES ET SOUDES. 187
Nous avons donc
Admettons que C ne dépende pas de la température; nous avons alors, en intégrant les deux membres de l'égalité précédente,
^'(T) = ClogT.
Par conséquent, nous avons, pour l'entropie d'un liquide incompressible pour lequel le coefficient de dilatation et la chaleur spécifique ne dépendent pas de la température,
(3) S=-A/?ar<,+ ClogT.
147. Cherchons, en faisant les mêmes hypothèses, quelle est l'expression de l'énergie interne.
L'expression (2) de U, trouvée (145), peut s'écrire
(4) U=-A//rac'o-2.Vr+T'y(T) — 'I(T).
Lorsque la pression est nulle, elle se réduit à
Mais nous avons en général
cl[: = dQ — Xpdi-;
si donc p est égal à zéro, il vient
di: = dQ.
Or la chaleur fournie dQ a pour valeur, lorsque la pression reste nulle et, par conséquent, constante,
dQ = CdT;
l88 THERMODYNAMIQUE.
nous avons donc
çlV =z C (ÏT.
En intégrant et égalant la valeur de U ainsi trouvée à celle qui est donnée par l'égalité (5), nous obtenons
CÏ = Ï6'(T) — d.(T).
Par conséquent, l'expression (4) de U devient
U = — A/> ï a To — 2 A/M' + ACT.
148. Transformation adiabatique d'un liquide coinpressible. — Supposons qu'un liquide compressible subisse une transformation adiabatique, qu'il éprouve, par exemple, une compression ou une détente brusque.
La transformation étant adiabatique, r/Q est nul pour chaque élément de la courbe représentative, et par conséquent l'entropie S reste constante; nous avons donc
(0 db = -r-(fp -h -]Tr^(fl =o.
dp al
Cherchons l'expression des deux dérivées partielles qui entrent dans cette relation. Si nous supposons la pression constante, nous avons
r/Q CdT
et par suite
Les variables étant p et T, les |)ropriétés de la fonction