‹ ThermodynamiqueChapitre 42 sur 100 · I.IulIDKS KT SOLIDKS. I · texte numérisé non relu

I.IulIDKS KT SOLIDKS. I

caractéristique de H' de M. Massieu nous doiiuent

Dérivons la preujièie de ces expressions par raj)porL à p, la seconde par ra|)i)orl à 1"; nous oJJtenons

dp dT "

= dj-/

dp dJ ~

par conséquent,

dS

dp-

^dT

Si nous remplaçons dans la relation (i) les dérivées partielles de l'entropie par les valeurs que nous venons de ti'oiivei" pour ces dérivées, nous avons

A -TTTT àp — 7;^ dT = G.

fll ^ 1

149. Formule de Clapeyron. — Cette relation sera encore vraie si les variations de la pression et de la température sont finies, mais petites: nous aurons donc, en a[)pelanl dp et oï ces variations finies,

A o/.-^.oJ=o;

cette formule est due à Clapeyron.

de

Elle nous montre que, si -tt; est positif, c'est-à-dire si le

liquide se dilate par la chaleur, une compression échaufl'e ce lifiuide; au contraire, pour les liquidesqui diminuent de

igo THERMODYNAMIQUE.

volume quand la température augmente, à une compression correspond un refroidissement.

Celte formule a été vérifiée expérimentalement pour un certain nombre de liquides. Joule a opéré sur l'eau; il a constaté que, conformément à cette formule, ce liquide s'échauffe par compression lorsque sa température est plus élevée que 4"? tandis qu'il se refroidit lorsque sa température est inférieure à 4°- Les variations de température étaient mesurées à l'aide d'une pince thermo-électrique dont l'une des soudures était plorigée dans le liquide et l'autre maintenue à température constante. Les nombres ainsi trouvés sont excessivement voisins de ceux que donne la formule par le calcul; la vérification est donc bonne. Joule a également expérimenté avec l'huile de baleine; pour ce corps l'écart entre la variation de température observée et la variation calculée est un peu plus grand que pour l'eau; néanmoins la vérification de la formule de Clapeyron est encore très satisfaisante.

Remarquons que cette formule convient également aux solides, car dans le raisonnement qui nous y a conduit nous n'avons fait aucune hypothèse restrictive. Quelques expériences de vérification ont été tentées avec ces corps; elles présentent de grandes difficultés, la formule supposant la pression p uniforme dans tout le corps, condition presque impossible à réaliser dans le cas des solides.

150. Remarques sur les corps présentant un maximum de densité. — Généralement le volume d'un corps augmente d'une manière continue en même temps que la température; ceux pour lesquels il en est autrement sont des

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