‹ ThermodynamiqueChapitre 58 sur 100 · RT · texte numérisé non relu

RT

Retranchons membre à membre cette dernière égalité de la précédente; il vient

8a ' 2-Rp'

d'où nous lirons pour la valeur de T

Celte température est appelée la tempéralure critique; l'isotherme qui lui correspond est représentée en EFG. Elle présente un point d'inflexion à tangente horizontale au point F pour lequel v est égal à la racine double de l'équation (i). Ce point F est le point critique.

210. Si nous examinons ces courbes, nous constatons que celles qui correspondent aux températures plus élevées que la température critique ne peuvent être coupées en plus

•2-H THERMOUYZS'AMIQIE.

d'un point par une parallèle à l'axe des v: pour une lempéralure et une pression déterminées, le volume spécifique ne possède donc qu'une seule valeur. Il en résulte que le corps ne j)eut exister que sous un seul état à celte température, car, s'il pouvait prendre l'état gazeux et l'état liquide, il posséderait pour la même pression (la tension maximum de vapeur) deux volumes spécifiques différents. D'ailleurs, par raison de continuité, cet état est le même pour toutes les températures au-dessus de la température critique; c'est donc l'état gazeux, puisque, pour des températures suffisamment élevées, tout corps esi à l'état de gaz.

Les courbes, telles que ACDB, qui correspondent aux températures inférieures à la température critique, peuvent être coupées en trois points Mi, a et M, par une parallèle à Or; le volume spécifique du corps peut donc avoir trois valeurs différentes.

Deux d'entre elles correspondent à l'état liquide et à l'état de vapeur; le volume spécific|ue du corps sous ce dernier étal étant plus grand que lors(|u'il est liquide, le corps doit être liquide en M, et en vapeur en M,. La portion MjA de la couii)e pour laquelle le volume spécifique est plus petit qu'en iVL doit correspondre à l'état liquide; pour la jiortion MiB le corps doit être en vapeur, puisque le volume spécifique est alors plus grand qu'en Mi-

La formule de Clausius concorde donc assez bien avec les résultats des expériences d'Andrews, qui d'ailleurs sont antérieures aux recberclies Ibéoriques de Clausius; elle indi(|ue l'existence d'une température au-dessus de laquelle il est impossible de li(piéfier une vapeur, (pielle (|ue soit la com])ression.

211. >F;iis la forme des courbe?, pour les températures inférieures à la température critirpie, diffère de celle que l'on obtient par l'expérience. En elfet, au moment de la vaporisation du liquide, la pression conserve la même valeur pendant toute la durée de la vaporisation; la courbe relative à l'état li(|uide se raccorde donc par une droite parallèle à ()<• avec la courbe relative à l'état gazeux. Par conséquent, si M, M» correspond à la tension maximum de la vapeur pour la température de l'isolberme considérée, la loi expérimentale qui lie la pression au volume est représentée par

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