APPLICATION A LA CAPILLARITÉ
Influence des variations de température sur les phénomènes capillaires. — Nous supposerons connue l'équation qui donne le travail des forces capillaires. On sait que la
surface d’un liquide agit toujours comme une membrane tendue. Pour accroilre la surface de dS, il faut vaincre la résistance des forces capillaires. Le travail élémentaire à effectuer est donné par l’équation de Gauss.
di~— A dS .
La quantité \ est la constante capillaire. Ce coefficient varie avec la température. Les conditions du phénomène dépendent donc de deux variables indépendantes S et Q,de sorte que l’on peut poser
dQ =r cdb A/S
c serait la chaleur spécifique à fournir au liquide pour élever sa température de 1° en maintenant sa surface constante; l serait la quantité de chaleur à fournir à l’unité de poids du liquide pour augmenter la surface d’une quantité égale à l’unité de surface.
Alors d\] = d&- E dQ — — At/S — E dQ,
d'où d\J = — (À ~j~ El)d$ — E cdO.
Le principe de l’équivalence donne :
d{A -4— /E) d{Ec)
cio ~~ as’*
Le principe de Carnot donne :
APPLICATIONS DES PRINCIPES DE LA THERMODYNAMIQUE 12t
En combinant ces deux équations, on arrive à un résultat analogue à l’équation de Glapeyron :
6 cl K
M. Wolf (1) a constaté qu'en général la constante capillaire va en décroissant lorsque la température s'élève. Donc d A < o. Donc l est > o. Il en résulte que si on ne fournit pas de chaleur à un liquide dont on fait croître la surface libre, sa température s'abaisse, car on a alors