INTRODUCTION
Pendant longtemps l'étude de la thern:ométrie cutanée a été l’apanage des physiologistes qui ont cherché les moyens d'adaptation de la température presque constante de l’organisme aux facteurs externes de l'atmosphère. Mais nous estimons que le problème dépasse le stade de la récherche scientifique et mérite d’être connu par les cliniciens.
Comme la température cutanée est la’ résultante d’un certain nombre de facteurs agissant les uns, sur l’apport de chaleur profonde par circulation sanguine ou simple conduction, les autres, sur les pertes de chaleur : rayonnement, convection, vaporisation, nous allons essayer de grouper les travaux relatifs à ces fonctions physiologiques qui ne sont pas encore toutes connues.
La thermométrie cutanée peut déjà fournir aux médecins des renseignements utiles. Elle précise l'élévation de température régionale qui traduit l'existence d’une inflammation ou d’une fièvre sous-jacente ou le refroidissement consécutif à une: circulation notoirement insuffisante.
A ces faits déjà révélés par un examen clinique ordinaire, s'ajoutent des notions nouvelles telles que :
a) La températüre superficielle moyenne qui nous paraît aussi. intéressante que la température intérieure (rectale ou buccale);
b) Les réflexes thermiques cutanés, dont certains paraissent présenter un grand intérêt pronostique aù point de vue chirurgical ;
c) Les instabilités thermiques locales ou des « phénomènes de bascule » accompagnent les affections ostéo-articulaires et affec-
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sant des zones localisées qui sont parfois plus chaudes et d'autres fois plus froides que les zones saines symétriques.
Ensuite nous avons décrit les dispositifs qui ont été employés jusqu’à présent, pour la mesure de la température cutanée, thermomètres à liquide, couples thermo-électriques à résistance. Nous avons ensuite résumé les tethniques susceptibles d’intéresser le praticien.
Le chapitre suivant correspond en quelque sorte à la géographie de la peau, topographie thermique-qu'il est indispensable de connaître, pour pouvoir interpréter les résultats observés en clinique. Nous avons très largement puisé dans les travaux de notre Maître J. SaipMAN, qui a fait prendre plus de 100.000 mesures au niveau de 33 points systématisés.
Un chapitre est consacré aux applications cliniques comportant l'étude des assymétries thermiques et de leur signification diagnostique ou pronostique, ensuite celle des réflexes thermocutanés, et enfin celle des températures moyennes régionales ou générales, elles résultent sans doute de calculs que nous nous sommes efforcés.de simplifier Le plus possible, mais elles correspoudent à un mécanisme régulateur dont l'importance n’échappera à personne, nous atteignons dà, un domaine qui est aux confins de la médecine classique, mais dont l'étude esttrès intéressante, pour comprendre le mécanisme de certaines maladies chroniques.
Enfin nous avons réuni une bibliographie aussi complète que possible, environ 150 publications que nous ayons consultées et qui pourra être utile aux chercheurs et nous avons voulu surtout étudier les travaux français :très nombreux .et fort intéressants, par ailleurs, et qui ne sont mentionnés ni par les Auteurs américains, ni par les Allemands.