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LA TEMPÉRATURE CUTANÉE DANS LE CADRE DU MÉTABOLISME DE LA CHALEUR

ISOLATION. VASCULARISATION CUTANÉE TEMPÉRATURES INTÉRIEURES PRODUCTION DE LA CHALEUR

Pour maintenir son équilibre thermique, l'organisme humain doit dépenser une quantité de chaleur égale à celle qu'il produit. Et ce sont des téguments qui constituent la surface de contact entre l'organisme et le milieu ambiant. La T. C. de la peau est le résultat d’un équilibre entre l'apport de chaleur de l'intérieur de l’organisme vers la peau et la déperdition totale calorique de la peau vers le milieu ambiant. |

Les nombreux facteurs qui entrent en jeu pour régler ce mécanisme doivent donc être pris en considération. La peau, par sa couche graisseuse sous-cutanée, est un mauvais conducteur de chaleur; le fonctionnement des vaisseaux en constitue le régulateur principal de chaleur par leur peu de vaso-dilatation etvaso-: constriction, qui se trouve sous la dépendance du système nerveux central.

Si la peau n'était pas vascularisée, des foyers de très hautes températures pourraient se former.et se conserver sans qu'il y ait pour cela une perte calorique appréciable. La température . centrale dépendrait alors de la production talorique. Quoique la couche cornée de l’'épiderme ait un plus grand pouvoir d'isolement que la graisse, cette couche est restée trop mince pour pouvoir jouer un plus grand rôle que le tissu cellulaire souscutané. La qualité de l'isolement dépend de la plus petite quantité de chaleur qui quitte la surface cutanée dans des conditions déterminées ; il s’agit ici essentiellement d’une forme pure de conductibilité thermique. Ceci est important pour le métabolisme de la chaleur, si le milieu extérieur est froid ; la tempéra--

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* ture de la peau est alors très basse dans ces conditions et la différence avec la température centrale est grande.

Le régulateur le plus important du courant thermique est la vascularisation de la circulation sanguine cutanée, L'isolateur est en quelque sorte brisé par un transfert en masse de sang chaud. À mesure que la vascularisation est plus intense, la T. C. s'élève en même temps que la différence entre la température centrale et la température de la peau baïsse et que la perte ther-

mique augmente ; ainsi donc; la quantité statique de sang n’a pas d'influence pour le transport de la chaleur.

La rougeur de la peau n'indique pas forcément une augmentation de la circulation sanguine; ce qui importe surtout, c'est le tonus artériel-et celui des artérioles dans la région examinée qui est régularisé par un système réflexe. :

* La déperdition calorique se fait par plusieurs voies, dont deux principales : la vaporisation d’eau et le rayonnement de la peau: (90% de la chaleur produite passe par la peau) des 10% qui restent, 8% passent par le poumon et les 2% par des processus

moins bien établis. Cette déperdition dépend aussi d’un nombre de facteurs comme la radiation, la”conduction, la convection, lévaporation et la perspication.

La chaleur rayonnée, qui peut être mesurée à l’aide du thermomètre constitue la chaleur sensible; cependant que la chaleur de vaporisation qui ne pourrail être connue autrement que par la pesée, constitue la chaleur latente en vaporisation. Pour

un sujet au repos, la chaleur latente de vaporisation est presque constante, cepandant que la chaleur rayonnée qui subit l'influence de la température extérieure, constitue la variable de déperdition calorique. Au travail, les rapports éhtre la chaleur rayonnée et la chaleur perdue par vaporisation sont changés. La chaleur perdue de vaporisation s'accroît beaucoup plus rapidement que la chaleur rayonnée. On évalue à 75% la chaleur perdue par rayonnement. Il est malheureusement très difficile de mesurer le rayonnement intégral de Ia peau, et ceci à cause de la distribution inégale de la chaleur.

Ce sont surtout les auteurs américains qui se sont attachés à trouver, par différents appareils, plus compliqués les uns que les autres, pour la pratique et afin d'essayer de résoudre ce problème. Ici, il faut citer les noms de Dubois, J.-D. Hardy et Joderstrom.

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En France, les mêmes études furent faites par Moscovici et J. Saidman. déterminant les variations du rayonnement moyen de chaleur de la peau sous l'influence d’un certain nombre de facteurs tels que le travail. l'alimentation, certaines affections, etc.

La conduction est plus difficile à mesurer. La température de l'air passe en ligne droite de la peau vers l'extérieur tant qu'on se trouve à proximité de la peau. L'étude de la température de l'air dans les intervalles d’un 1/2 et 1 cm. 1/2 de la peau, on pourra, par la loi de Biot, évaluer le nombre des calories qui passent par cette couche d'air. La constante de la conduction de chaleur de l'air varie suivant les auteurs allemands, et se trouve à : 0,000056.

La convection est la déperdition de chaleur produite lorsque l’air ambiant est en mouvement.

La convection peut être divisée en deux parties:

— le courant libre se produit quand l’air extérieur est plus chaud ;

—‘le courant forcé au contraire, se produit si l'air extérieur est mis en mouvement par une force extérieure. Il est nécessaire d'éliminer, au moment des mesures, tous les courants forcés, car, tandis que la convection sera presque nulle le sujet étant au repos, et couché dans une chambre à l’abri des courants d'air, ce facteur deviendrait important dans le cas contraire.

La position ‘du sujet intervient ici d’une façon remarquable. Ainsi, un sujet couché pieds joints, bien calé au tronc, présentera une surface de convection moins SIAQUE qu'un sujet à bras. et jambes écartés.

L’évaporation présente une partie importante de la déperdition calorique totale de l'organisme.

Normalement, Ipsen, à la suite de ces expériences, trouve qu'un individu couché, produisant 2.200 grandes calories, perd 550 grandes calories par évaporation, c’est-à-dire 1/4 de la chaleur totale qu’il produit. Benedict et Root estiment qu’un tiers est la quantité de chaleur qui se perd par évaporation. En général, on admet que l’évaporation constitue 25% de la déperdition

totale calorique. Cette évaporation se fait par deux méthodes, les 2/3 par la peau et le dernier tiers par le poumon. Par la peau, l'évaporation se fait par deux processus :

1° par la sudation, qui est un facteur physiologique ;

20 par la perspication insensible qui est un facteur purement physique. La perspication insensible correspond à l’évaporation qui passe à travers l’épiderme. Ipsen évalue à 14 gr. d'eau par m°et par heure ce phénomène.

Normalement, au repos et dans une température ambiante normale, toute l’évaporalion se fait par perspication, car la sudation ne constitue qu'une réserve physiologique. Le taux de 25% de déperdition calorique par l’évaporation sera atteint dans les conditions suivantes : le sujet au repos, la chambre avec une température ambiante de 26° sans courant d'air.

Influences sur la température cutanée.

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