‹ Thèse ... De la propagation de l'inflammation. Quelques propositions sur les tumeurs dites cancéreusesChapitre 5 sur 8 · SCR · texte numérisé non relu

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Anatoiue verum medicinæ lumen.

(Morgagni. )

L 11 est impossible de donner une définition, même approximative, de ce qu’on désigne généralement sous le nom de cancer. Ce n’est pas une affection unique, c’est un groupe d’affections qui présentent seulement quelques signes communs.

II. L’anatomie pathologique, telle qu’on la faisait avant l’emploi du microscope, n’a jeté aucun jour sur la nature des diverses tumeurs dites cancéreuses. Les différences que les plus habiles observateurs avaient reconnues dans leur structure ne correspondaient nullement à des différences cliniques.

Le microscope a substitué la science aux hypothèses , et ouvert la carrière à des observations désormais exactes et fécondes. Toutes les observations, présentes ou passées, qui n’ont pas été soumises au contrôle du microscope , doivent être considérées comme non avenues.

III. Le suc extrait, par le grattage ou par la pression, des divers tumeurs dites cancéreuses renferme toujours une innombrable quantité de cellules à noyaux, à différents degrés de développement.

Muller, qui les a découvertes , a signalé des différences dans leurs formes; mais n’ayant observé que des tumeurs et point de malades, il a continué à confondre entre elles des affections aujourd’hui distinctes. M. lsaac Mayora très-bien décrit les éléments des tumeurs épidermiques , quoiqu’il n’ait pas osé les séparer de la classe des cancers. Enfin, M. Lebert a fait marcher de front l’étude anatomique et l’étude clinique : c’est lui qui a l’honneur d’avoir le premier divisé les tumeurs dites cancéreuses en trois espèces distinctes, caractérisées par un élément histologique spécial à chacune d’elles.

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