‹ Thèse de pharmacie chimiqueChapitre 7 sur 7 · CONTENU · texte numérisé non relu

CONTENU

ntOBSUON.

ne POïassE,

nANS 100 OR. DE SIROP

Kau dia^illi^e 350 gr.

réduits à 300.

(k heures....

1 Le sirop fait à froid, après 8 jours, con- 1 tient 1 p. 100.

Sirop 600 gr.

3 benres.,,.

1 II n'y a que du sucre

1 interverti.

Sirop 1500 gr. .

sans le sucre 3 heures..

avec le snero 3 heures...

1 Après l'opération :

Eau distillée 500 gr.

digestion 3 heuresj Sucrn 1000 gr., ajoutés 1 quart d’heurej avant la ftp.

3 heures 1/4.

, Après l'opération :

1 Après deux mois :

Sirop de gomme. — Le sirop de gomme se modifie facilement, étudions les différents phénomènes qu’il présente après sa préparation.

M. Cailletet a remarqué qu’une solution de gomme exposée un mois à une température moyenne de 22" décolore la liqueur de Bareswil, mais n’est pas colorée en rouge brun par la potasse. Une solution immédiate de gomme après avoir .bouilli cinq minutes est sans action sur le réactif cuivré, de plus si l’on y verse quelques gouttes d’une solution cfiodure de potassium ioduré elle se colore en rouge pâle, tandis que dans l’expérience pré-

cédente lasolulionresie jaune. Or si nous prenons du siropde goiniîie faitavec soin nousremarquonsque la solution d’iodure de polassium ioduré n'y cause pas décoloration quoique le sirop ait bouilli, la potasse ne le colore pas en rouge naais la liqueur cupropotassique est réduite ; peu de temps après le sucre se glucose car la potasse caramélise le sirop. Nous voyons donc que la gomme en présence du sirop de sucre a pris un état moléculaire différent puisqu’elle réduit la liqueur cupropotassique, ce qui n’a lieu qu’aprés un mois dans les circonstances ordinaires, et l'iodure de polassium ioduré qui colore en jaune rougeâtre une solution de gonarae bouillie n’y cause aucune coloration. La gomme a donc commencé la première à se modifier puisqu’alors la potasse ne brunit pas encore le sirop; mais peu à peu le sucre s’intervertit, et en un temps très-court se glucose et noircit sous l’influence do la potasse, cette transformation est due à l’acidité de la gomme.

Sirop emlemnl des huiles essentielles. —Les huiles essentielles semblent être aussi sofu-bles dans le sucre que dans l’eau, à volumes égaux. En effet si l’on met une goutte essence de citron dans 10 gr. d'eau distillée la liqueur est louche après une agitation, elle reste légèrement opaline et se surmonte d’une couche blanche formée en partie par de l’huile essentielle qui se dissout peu é peu si le volume de l’eau est élevé graduellement à 28".

Si d’autre part on verse une goutte d’essence de ci-

trou sur 5 gf. de sucre et qu’on broie celui-ci dans un mortier, le sucre ainsi parfumé ajouté à 10 gr, eau distillée donne une liqueur laiteuse, mais homogène qui devient aussi limpide que la précédente si l’on ajoute du sucre par parties, jusqu’à concurrence de 20 gr., c’est-àdire lorsque le volume est environ 2S

Je fis les mômes remarques en opérant avec l’essence de menthe.

Cesobservations expliquent commentdes eaux distillées, très-chargées et louches peuvent donner des sirops limpides, elles montrent de plus que l’on pourrait rehausser le parfum de ces derniers en ajoutant quelques gouttes d’essences sur le sucre, soit une goutte ou deux gouttes au plus d'essence pour lOOgr. de sirop.

Préparations de quinquina. — Les préparations où entre le quinquina sont très-intéressantes à étudier au point de vue do l’action que le sucre exerce sur ellesmêmes ou sur leurs procédés d’obtention.

Nous commencerons notre étude par la composition du quinquina, les propriétés de ses principes constituants, puis nous passerons en revue l’extrait de sirop de quinquina jaune.

MM. Pelletier et Caventou ont établi que les quinquinas renferment généralement ;

Quinate de quinine,

Quinate de cinchonine,

Rouge cinchonique soluble.

Rouge cinchonique insoluble,

Une matière colorante jaune,

Une matière grasse verte,

Quinate de chaux.

Amidon et gomme.

De tous ces principes ceux qui jouissent de quelque activité sont certainement.le quinate de quinine ou ciuchonine, ainsi que le rouge cinchonique espèce de tannin particulier d’un goût astringent, d’une saveur aromatique, c’est le principe tonique des quinquinas. Etudions d’abord l’action du véhicule qui sert à l’épuisement du quinquina, le Codex prescrit l’alcool à 60“ pour l’extrait et l’alcool à 30“ pour le sirop; ces menstrues permettent d’obtenir tous les principes actifs à l’exclusion d’une grande partie des principes inertes. En effet, les sels de quinine et de cinchonine sont dissous, ainsi que le rouge cinchonique qui l'est cependant en bien moins grande abondance avec l’alcocl à 30".

Rouge cinchonique : Si l’on réfléchit aux propriétés du rouge cinchonique on se rendra compte de plusieurs phénomènes qui se passent, soit dans la préparation du sirop, soit dans la solution des extraits, et l’on comprendra l’action précieuse que le sucre peut jouer lorsqu il est employé à propos.

Le rouge cinchonique s’obtient en grande quantité lorsqu’on retire l’alcool d’une liqueur quinine, ne pouvant rester en solution dans une liqueur aqueuse, il se précipite en grande partie sous forme d une matière rési-

noïde, sèche, de couleur rouge-brun. Si on recueille ce dépôt sur un filtre et qu'on le lave avec soin, on reconnaît qu’il est neutre au tournesol; il colore les protosels de fer (“n vert, et est très-peu soluble dans l’eau, à peine soluble dans l’eau acidulée, insoluble dans les acides concentrés, mais entièrement soluble dans les liqueurs alcalines, dans ce cas, la solution prend une teinte palissandre très-foncée et très-belle. Le rouge cinchonique est insoluble dans l’alcool absolu mais très-soluble dans l’alcool ordinaire qu’il colore fortement, une partie cependant, que nous allons étudier sous le nom de rouge cinchonique insoluble, reste inattaquée. Le rouge cinchonique soluble se dissout assez bien dans le sirop de sucre, qu’il colore d’une manière très-agréable en rougeacajou, tandis que le rouge cinchonique insoluble s’y dissout à peine et le colore en jaune terne caractéristique, il y semble plutôt en suspension qu’en dissolution, de plus il est insoluble dans l’alcool, à peine soluble dans l’eau, qu’il rend louche, insoluble dans l'es acides dilués, mais très-soluble dans les solutions alcalines qu’il colore comme le rouge cinchonique soluble.

Le rouge cinchonique insoluble n’est autre chose que le rouge cinchonique soluble légèrement modifié par une température voisine de 100"; en effet nous verrons plus loin que dans la préparation du sirop par lixiviation, sous l’influence du sucre et d’une température moyenne de 50°, tout le rouge cinchonique est soluble. Cette assertion est d’ailleurs facile à prouver, car si l’on prend du rouge

cinchonique soluble et qu’on le fasse bouillir dans de l’eau distillée, il passe en grande partie à l’état de rouge insoluble que l’alcool ne dissout plus.

Nous pouvons déjà déduire de ces expériences que l’action du sucre sera à considérer dans les préparations quiiiiques, puisqu’il jouit de la propriété de dissoudre le rouge cinchonique et nous rendre compte de la coloration terne et désagréable de certains sirops préparés par la décoction, c'est-à-dire par le moyen le plus propre à transformer le rouge cinchonique en rouge insoluble qui, comme nous l’avons vu communique au sirop un aspect jaune terne si caractéristique. Une autre conséquence à tirer de celte étude, c’est que les extraits de quinquina, dont la dissolution est si difficile dans l’eau simple avec laquelle ils donnent une solution imparfaite et pleine de grumeaux forment une liqueur homogène et même limpide si on les dissout en présence d’une certaine quantitl* de sucre. Le rouge cinchonique examiné, étudions maintenant la liqueur aqueuse filtrée qui n’en contient plus que très-peu mais qui contient les sels de quinine et de cinchonine : on reconnaît d’abord que celte liqueur est acide au tournesol; elle contient un peu de rouge cinchonique libre, mais beaucoup plus à l’état de combinaison avec la quinine le tout rendu soluble par l’acide quinique, comme l’ont reconnu MM. Henry et Plisson. Ce fait me semble rendu évident par l’expérience suivante : le rouge cinchonique, avons nous dit est excessivement soluble dans les solutions alcalines, or si l’on vient à

verser avec précaution de l’ammoniaque dans une liqueur quitiique, un précipité rougeâtre abondant se produit; ce précipité recueilli, lavé avec soin, desséché, puis épuisé par l’éther laisse pour résidu un corps rouge-brun jouissant de toutes les propriétés du rouge cinchonique. Je pense de plus que cette espèce de combinaison des alcaloïdes avec le rouge cinchonique est soluble à la faveur de l’acide quinique, s’il en était autrement, on pourrait sans doute retrouver de la quinine dans le dépôt de rouge cinchonique qui se fait lorsqu’on évapore une liqueur alcoolique de quinquina; il n’en n’est pas ainsi car une solution légèrement ammoniacale de bi-iodure de mercure dans l’iodure de potassium précipite les solu* tions quiuiques tandis qu’elle ne précipite pas une solution de rouge cinchonique dans l’eau ammoniacale.

Extrait de qmna jaune. Le Codex prescrit :

Quina jaune.100

Alcool à 60*. 600

Eau distillée. 100

On lessive le quinquina concassé à l’aide de l’alcool, on ajoute assez d’eau pour que le restant de la liqueur alcooliqne chiassée devant elle complète 600 gr» de colalnre. Celle-ei est distillée, on retire aussi euvirou 44-0 gr. d’alcool, puis ou ajoute 100 gr. d’eaii distillée à la liqueur refroidie, le tout est âltré après 12 heures puis évapwé.

Ce mode opératoire permet d’éliminer en grande partie l’extractif inerte, la gomme, l’amidon et le quinate de chaux; mais on élimine aussi presque tout le rouge cincbonique qne l’on peut tenir à couserver. On y parviendrait en y ajoutant une certaine quantité de sucre à la liqueur extractive; l’inconvénient serait d’avoir un extrait où il faut tenir compte du principe'sucré, et comme j’ai remarqué que la solubilité du rouge cinchonique est proportionnelle à la richesse saccharine des liqueurs, on peut voir là un obstacle. L’expérience m’a montré en effet qu’en employant 10 gr. de sucre pour 100 gr. de quinquina à traiter, on obtient un extrait où le sucre entre pour un tiers, le rendement en plus n’est d’ordinaire que de 13 0/0.

Mais où le sucre joue un grand rôle, c’est comme nous l’avons dit plus haut, dans la dissolution des extraits, il empêche la formation de grumeaux résinoïdes de rouge cinchonique et permet d’obtenir avec un extrait bien préparé un sirop limpide soj^ filtration, et une potion sq||s magma indigeste.

Sirop de quinquina- — Dans la préparation du sirop

de quinquina, le sucre peut jouer un grand rôle, si l’on

donne de l’importapceà une coloration plus agréable du sirop et à la conservation du rouge cinchonique comme tonique.

Le Codex prescrit :

Quinquina Calissaya, 20 gr.

Alcool à 30°, 200 gr.

Sucre cristallisé, 200 gr.

Le quinquina est épuisé par lixiviation, on ajoute assez d’eau pour chasser laliqueur alcoolique et parfaire200gr. decolature. Je pris 200 gr. d’une liqueur obtenue ainsi, les filtrai et la divisai en deux parts. 100 gr. furent transformés en sirop suivant le procédé du Codex.

C’est-à-dire que la liqueur réduite à 50 gr. par évaporation fut laissée à refroidir et filtrée sur 100 gr. de sucre, le sirop se fit à une température de 40 à 50°, le produit était limpide, d’une couleur ambrée peu foncée, le résidu, laissé sur le filtre, pesait sec 0 gr. 15, et il était entièrement soluble dans l’alcool aqueux et ne contenait pas de rouge cinchonique insoluble, parce que l’évaporation avait été rapide et exécutée à une basse température.

Les autres 100 gr. de colature furent traités de la manière suivante ; Je les évaporai comme précédemment, mais j’y ajoutai 10 gr. de sucre, la liqueur fut réduite kOOgr., celle-ci quoique plus foncée que par le procédé du Codex se trouble parle refroidissement et laisse encore déposer du rouge cinchonique; au lieu de filtrer la liqueur j’y ajoutai les 90 gr, de sucre nécessaires à la préparation du sirop qui fut fait à la température de 80°,

la liqueur s’éclaircit, resta limpide après refroidissement et ne laissa pas déposer de rouge cinchonique qui se maintint dissous à la faveur du sucre , communiquant ainsi au sirop une coloration plus foncée et plus agréable, un goûl plus astringent et plus aromatique.

Th. DKFRESNE.

ratis; - Imprimerie Jules Bonaventure, quai des G rands-Auguatma, ou.

PARIS. ~ IMPRIMÉ CHEZ JULES BONAVENTURB yUAl DUS GRANDS-AUüUSTJNS, 55

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