‹ Thèse Pour Le Doctorat En MédecineChapitre 17 sur 33 · OBSERVATION XIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIII

(M. See, Journal des maladies cutanées et

syphilitiques, avril 1904, p. 291.)

Chancre syphilitique du sommet de la tête

Madame B..., âgée de vingt-six ans, mariée, arrive à la consultation de l'hôpital Saint-Louis le 25 juillet 1902. Elle nie tout antécédent syphilitique,ne présente d’ailleurs aucun stigmate fracastorien; n'a jamais fait de fausse

couche. Sur le sommet de la tête, à gauche de la ligne

Apace

médiane, il existe une plaie plus grande qu’une pièce de 5o centimes, ronde, saignante, à bords peu entaillés; en la soulevant entre deux doigts on sent autour d'elle une certaine induration.

Cette plaie, dit la malade, dure depuis un mois ; comme traitement, il a été appliqué une pommade camphrée, un peu d’eau de Cologne et des moyens analogues, mais aucune cautérisation n’a été pratiquée.

On sent un ganglion péri-auriculaire tuméfié. Malgré des signes aussi inquiétants et vu l’étrangeté du cas, je me contente de faire appliquer une rondelle d’emplâtre rouge de Vidal, plus une lotion soufrée dirigée contre un état phtiriasique du cuir chevelu en dehors de la lésion. Huit jours après,la malade revient. La plaie est cicatrisée. Mais l'induration est devenue beaucoup plus nette; et surtout une roséole typique est apparue sur le tégument avec peut-être quelques papules aux organes génitaux; le diagnostic n’est donc plus contestable et le traitement spécifique est appliqué.

Malgré l’interrogatoire auquel je me suis livré, je n'ai pu avoir absolument aucune donnée étiologique ; l’on se demande comment une pareille contagion a pu se faire

malgré la protection offerte par les cheveux.

Le

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