OBSERVATION XVI
(Thèse du Dr Richard, Otto Lurtz de la Faculté de Wurtzburg, 1905).
Les chancres extra-génitaux I. — Rivet raconte qu'une dame qui avait fait usage du
peigne de son frère qui était syphilitique, contracta sur la
tête un chancre induré, accident initial de la syphilis. Le
cas est d'autant plus curieux qu'un jeune homme qui quelque temps après soupait en compagnie de cette dame contracta à son tour un chancre de l’amygdale.
IT. — Un cas intéressant de Gluck (Voir obs. XX VD.
Un paysan bosniaque se fait raser par un barbier, suivant l'usage du pays, les cheveux à la limite de l’implantation des cheveux, au-dessus du front. Le barbier en question avait des papules sur le gland, sur la muqueuse buccale et à la partie interne de la commissure des paupières. A la limite de l'implantation des cheveux est survenu un chancre de la grandeur d’un kreutzer (grand comme une pièce de 1 franc). avec le même rasoir il rase encore deux de ses compatriotes qui ont également contracté un chancre de la fente naso-labiale.
III. — Dans un cas de Vaughan, l'infection était survenue à la suite d’une rixe. l'infection s'était faite par une morsure.
Dans le cas de Mauriac, le chancre était survenu sur la tempe par une piqûre d’épingle à cheveux.
IV.— Dans le cas de Ricord, c'était probablement avec le doigt souillé de sérosité.
V. — Blanche raconte qu'une jeune fille de dix-huit ans a contracté la syphilis par une morsure sur la nuque de la part de son fiancé.
VI. — Puis un cas de Pellizzari (Xlinicke Rundschau, 1894). Un enfant âgé de cinquante jours est contaminé par sa mère qui était porteuse de papules végétantes humides autour de l’anus et sur les organes génitaux externes, et aussi des éruptions érythémateuses du tronc et de la face. L'enfant contracta un chancre induré de la région
pariétale gauche, qui forme feuille de trèfle avec une
LRO base rouge et des ganglions cervicaux du côté correspondant.
VII. — La cause du cas de Mracek demeure incertaine. Le malade était une jeune fille de vingt ans qui accusait des maux de tête depuis quelque temps ; sur la tempe gauche il y a un chancre avec un engorgement des ganglions sous-maxillaires et cervicaux, de même dans les cas de Marcel etde Witte. Chez le premier, le siège était sur le cuir chevelu, au-dessus de l'oreille gauche ; chez le
deuxième sur l'occiput.
Rille (Voir l’obs. XV).