‹ Thèse Pour Le Doctorat En MédecineChapitre 8 sur 33 · ETAT DES GANGLIONS DANS LES CHANCRES · texte numérisé non relu

ETAT DES GANGLIONS DANS LES CHANCRES

DU VERTEX

Il y a lieu, après avoir étudié les régions frontale, pariétale et occipitale,de porter attention aux chancres du sommet de la tête. Nous ne sommes plus ici en présence d’une infection intéressant surtout les ganglions d’une région comme dans les cas précédents, mais, ces chancres qui se trouvent au point où se rencontrent les vaisseaux lymphatiques de la région frontale, des régions pariétales et de la région occipitale, provoquent une réaction qui peut porter sur tous les ganglions de la tête. Cependant si nous nous rappelons combien est faible l'étendue de la région des lymphatiques frontaux, et combien est peu nette l’adénopathie provoquée par les chancres de la région occipilale, nous ne serons pas étlonnés de voir la piupart des chancres du sommet de la tête donner une adénopathie qui rappelle la symptomatologie des chancres de la région pariétale : adénopathie masloïdienne, parotidienne et cervicale.

L'observation de M. le professeur Gaucher (obs. I bis) signale un gros ganglion en avant de l'oreille droite. Les ganglions rétro-mastoïdiens

G. Rabourdin 3

En —

sont notés par M. Danlos (obs. VII) et par M. le professeur Gaucher (obs. TI), l'adénopathie sousoccipitale est signalée par M. Danlos (obs. VII) et par M. Grange (obs. XI). Il y a de l’adénopathie parotidienne chez le malade de M. Grange (obs. X[).

L’adénopathie cervicale est signalée avec insistance. M. Grange (obs. XI) nous montre une augmentation du volume du couet des tumeurs en divers points de la région cervicale, chez un malade atteint d’un chancre sur le milieu du cuir chevelu et chez qui, dix jours après, lors de son entrée à l’hôpital, on constate une hypertrophie de la presque totalité des ganglions du cou. Certains sont plus volumineux : ce sont, à droite, les ganglions cervicaux qui longent la carotide,les mastoïdiens,les parotidiens,un ganglion sous-occipital, à gauche, un le long de la parotide, l’autre le long du bora antérieur du trapèze. Ces ganglions ne sont pas enflammés, ils sont durs à la palpation, indolents, leur nombre seul gêne un peu les mouvements de la tête.

De même dans l’observation de MM. Balzer et Burnier (obs. V).

Il y a des ganglions sur les parties latérales du cou. En arrière de chaque sterno-cléido-mastoïdien, on trouve une chaîne ganglionnaire de trois à quatre éléments.}Le plus gros du volume d’une

noix, le plus petit de celui d’un pois. Ces ganglions

forment un relief visible sur la peau de la région cervicale.

Le malade de Vajda (obs. XII) porte sur le côté gauche du cou un ganglion de la grosseur d’une noisette,ayant la consistance du cartilage,et sur la nuque quelques ganglions de la grosseur d’un haricot.

Ainsi, comme nous le disions au début de ce chapitre,tous les auteurs s'accordent pour signaler, comme conséquence du chancre syphilitique du sommet de la tête, une adénopathie parotidienne, mastoïdienne et cervicale.

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