INTRODUCTION
v! __ Le suicide a attiré, d'une manfère toute spéciale,
ÿ l'attention des moralistes et des médecins légistes, depuis un À re ; certain nombre d'années. C'est surtout dans des questions À de ce genre, que la statistique est venue offrir le - secours de
4 ses importants : services,:et aussi des relevés nombreux et.
| F| intéréssans ons faits dans un grand nombre de pays Ée ‘À civilisés. Les câüses de ce crime contre: nature, les diverses | a À circonstances qui l’accompagneñt, les. raisons nombreuses à. qui semblent expliquer sa plus grande fréquence depuis
quelques années, tout a été discuté, expliqué de bien des ÿ . manières différentes et parfois opposécs, suivant les idées, ; | : D les principes, la manière de voir de chaque auteur, suivant = ÿ. aussi les notions philosophiques jilus ou moins saines, ou 4 les préjugés inhérens à l'éducation de chaque individu. : + a © Dans toutes ces discussions, il me semble qu'une à importance trop graude a été accordée géhéralement à une . foule de causes qui, à mes yeux, sont d’un intérêt tout-à-fait secondaires : telles que la misère, la pauvreté, le dégoût de la vie, l'influence des climats, e saisons, les phases de la
générales sur les
. lesmoyens employés, etc., etc. ‘ È Ce relevé a été fait d'après les rapports d'enquêtes, Fe
foi et de religion. : AR AIN Loin de inoi la pensée de vôuloir établir en axiôme que ‘la moralité d'un Pays peut :fôujours 80 calculer par. des
At ;
chiffres, peut toujours sc-juger par le’ nombre des ‘suicides *
Ou des autres crimes qui se Commettent dans san sein. Mais co que je veux surtout füire ressortir de ma th
èse, c'est.
quê dans les pays où la foi,
où les principes religieux
| sont, universellement répandus, et ne sont pas à l'état de :. * lettre morte, et dans ceux où le
matérialisme:n'a pas encoïe jeté ses racines, là aussi le nombre deg suicides ne doit pas
pour la démonstration ‘de cette grande vérité : et ha ns
mént mes prévisions ont été pl qu'on pourra s’en convaincre statistique. ;
La première partie de ma thèse est consacrée à l'examen des différentes espèces de suicides,
-Ou le faire naître. | k e ÿ ; Dans la seconde partie se trouve un résumé des moyens” #3 proposés par les écrivains les
cette grande et suprême, Cause qui: domine, et qui
eux parler de l'absence de Principes, ou de Findifférence en matière de.
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es plus respectables, pour établir
le diagnostique du suicide, - :
La troisième partie offre un relevé statis les cas de suicide, commis dans le Baspate de douze ans, Vg. depuis 1846, à
tique de tous Canada, pendant l’es- 857, avec leë causes,
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taire ‘ terus par MM. les Coronaires des divers districts, et aussi 7 “| ne, et qui . ‘ d'après quelques renseignemêns particuliers. J profiterai $ eux parler .: de cette occasion, pour’ offrir à MM. les -Coron ires mes
natière de % remercimens, pour les précieux renseignemens qu ils ont
bien voulu mettre à ma disposition avaë un empressement . - Ke * ÿ … tout-a-fait libéral, et je”crois devoir mentionner ic}, d'une‘ HR enr À - manière toute spéciale, MM les Coronaires des Dis icts de’ : ” ie ‘# ‘© Québeo, de Trois-Rivières, d'Outaôuais, de Kamobrasks,,
in. Mois ‘ de. Rimouski, et M. Harper, de Percé. ; \ | en dl
èse, c'est. # «<: Dans mon retevë d'entrent pas naturellement, L bien ; religieux . petit nombre de suicides qui peuvent échapper à la te | l'état de‘ à des officiers de 14 jus ice, et qui gont mis sur le éompte\ des HR
as encoïe À accidens ; chiffre, d' lleurs,. trop peu considérable pour . .
> doit pas | . affacter notablement la te, ne ir
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