‹ Thèse pour le doctorat en médecine [microforme]Chapitre 17 sur 44 · HE · texte numérisé non relu

HE

Parmi les autres signes de suspension ou de strangu.‘ - ‘.

lation durant la vie, les anteurs mentionnent la lividité et la bouflissure de la face, la protrusion de la langue, la saillie # ” des yeux, l’écume sanguinolente dans les fauces et la bouche, ù # la teinte violacée dés mains et des pieds etc. ete.

ne … Plusieurs de ces signes, quand ils existent, sont certai- ] nement une forte présomption en faveur de la suspension L péndant la vie, mais leur absence ne permet pas de conclure ot ‘& que la suspension n’a eu lieu qu'après la mort, : ï DE effet, dans un assez grand nombre d'exemples, on les ; à vus manquer presque tous. Le même médecin de Montréal à . “que je viens de citer, éfait done dans l'erreur lorsqu'il di- > d “sait à la cour, d’une manière aussi générale : “ Dans les cas du -

.: d’étouffement, les yeux sont, entrouverts, il y a de l’écume .

” dans les cavités du nez et de la bouche. Il y a une lividité de la face, plus ou moins grande, soit que la suffocation ait ; . = . té plus ou moins longue. Ilya aussi de l'écume dans les À LS “bronches ; ce liquide est plus ou moins visible, suivant la d :, durée de l’étouffement. Il y a céngrstion des poumons, plé- E nitude de sang dans le côté droit du cœur ainsi que le sys- 8 tème veineux etc.’ A lasuite de cette énumération, il me .

semble qu'il aurait fallu ajouter : “ Mais ces signes, ne se le . rencontrent pas toujours: ils peuvent tous manqner, ou à- … .6t peu-près.” En effet, Orfila rapporte plusieurs exemples où te les yeux étaient ‘ à l’état naturel,” où la face “ n’offrait d : aucun changement appréciable, était calme, non défigurée, À pé pllgeto, ét": +. ‘le

Quant à l'écume dans lés voies aériennes, ‘suivant Beck : etplusieurs autres écrivains, on ne la rencontre que très ra- ile rement. da M. Esquirol a prétendu que la bouffissure et la lividité Le de la face, ainsi que la présence d’une écume sanguinolente 0 . dans la bouché, dépendait de ce que la corde avait été main- ap

tenue longtemps autour du cou, —jusqu'äprès le refroidissement du corps. Mais les faits paraissent ‘s’opposer à cette

Su he ation, M, Domaszy ovant a da

iditéetla

, la saillie

a bouche, k

nt certai-

uspension

conclure

es, on les

Montréal

squ'il dins les cas > l’écume e lividité cation ait .. dans les uivant la ons, pléue le sys-

on, il me .

2, ne 8e er, Ou àmples où ‘n'offrait éfigurée,

ant Beck à très ra-

: lividité inolente té mainroidisser à cette

cas où le lien avait été enlevé longtemps avant lé refroidis- *sement du cadavre, Plusieurs écrivains, et surtout, MM. Richond DuPuy et : Devergie ont voulu donner comme sighes évidents d'une suspension pendant la vie, les diverses lésions qui se rencon-' trent sur 1@trajet de la corde, telles que fractures des vêr- ".tèbres, luxatjons, déchirements dés ligaments, et de la moëlle ‘ alors, disent-ils qu'ils sont accompagnés d’ecchymoscs, d'épanchements‘de sang.” Faisons remarquer d’abord que ces fractures, luxations Ët déchirures peuvent très bien è être produites par d'autres causes que la suspension; et D d'ailleurs M. Orfila a pu produire des lésions analogues au : “moyen de violeuces excreées sur des cadavres. : | er, «Dans une nouvelle édition de ses ouvrages, M.: De-

vergie revient"à la charge, et cherche À faire prévaloir de

: nouveau sa thèsé À puis enfin il s'écrie : “ En vérité, les in-

ductions de M. Orfila sont désespérantes pour la science.” Et ailleurs “ces #butes perpétuels sont @éplorables pour la science et pour les hommes ! Ma

Pour la science, oui; mais pour les hommes, je erois

le contraire. En effet, quelque déplorables qu'ils puissent

* être, ñe vaut-il pas infiniment mieux admettre ces doutes * me

tels qu'ils sont, et avouer franchement notre ignorance, que D de donner come certains # positifs des faits auxquels l’expérience et l'observation u'ont pas encore donné le sceau dé.

* léur sanction ? . FC

DS; SüUrTOUTt OANS 168 CAS dé

ement d’une grande vio-

É Ke

:" quirol, ef Devergie, il ne fut, trouvé aucüne lésion de ce genré.

‘brune et parcheminée de la peau, accompagnée d’une dé-

+ ‘quides dans cette partie, par le refoulement auquel ils ont .: été soumis, peut se produire aussi bien après la' mort que durant la vie. Ce n’est que par üne dissection attentive , qu'on peut reconraître l’eechy 10se réelle, -dont le caractère

parties, par suite de larupture des capillaires; ce dernier effet ne peut avoir lieu que durant la vie ou péu de temps w après la mort. |

M. Devergie a encore voulu donner comme signe nonfquivoque de suspension pendant la vie, la congestion des organes génitaux, et la présence de spermatozoaires dans l'urètre. . de È

Il est très vrai de dire que la pendaison s'accompagne

taire de l'urine et des feces, mais ce Phénomène ne se produit pas toujours. Mais,quand il existe, doit-on le regarder comme un signe évidént de snspension pendant la vie? Je ne le pense pas. Eneffet, M. Orfila a démontré 1°. Que la présence de ces animalcüles peut se rencontrer sur le cadavre d'individus pendus après leur mort; 2°. qu'on peut constater aussi leur présence: dans l’urètre d'individus morts pat d’autres causes que par la Suspension, .8 © ; que lg congeëtion des organes génitaux peut se produire chez un individu pendu quelques heures après sa mort. Ce point a été vivement diseuté dans le temps par ces deux savants ; M. Devergie, , affirmant d’un côté, M. Orfila, niant de l'autre. Mais de cette discussion, il me semble clairement

.. lence::- Ainsi, sur.52 cas exaïmiiés par MM. Klein, Es-\ | - «Il ne faut pas confondre avec l’ecchymose réelle, cette teinte \

. pression plus ou moins considérable ;ce phénomène qui est Fe dû, suivant Devergie, au dessèchement plus rapide ge he.

‘* ‘esséntiel est l’infiltration ou l'é Janchement du sang dans les .

assez souvent déjaculation, ainsi que de l’énrission involon- |

prouvé que ce n’est encore là qu'un signe douteux, et dont”

D min

on ne peut se servir que pour établir üne présomption. | De cet 6xamen, ‘je conclus donc 1°. Que dans l'état

RE

it LS D ein, Es-\ e genré. \.

te teinte ‘\

’une dé- . k. î

> qui est .

e des li-.

] k ont ort que ttentive aractère dans les .

dernier à temps

yne none +.

ion des 8 dans mpagne nvolon- . ne se 1 le redant la montré contrer . qu'on dividus que la hez un point a wants ; ant de rement et dont”

je.” ; : Q Ke en nue ! e : ME Q : . actuel de la science, il n'existe.encore aucun signe qui, pris : ! isolément, puisse justifier le médecin d'établir si la:suspengion a eu lieu durant la vie ou âprès lamort. /

29. ‘Que quand toutes les lésions que jé viense passer en revue, ou leur majorité ëxistént clairement, et qu'il n'ya aucune cause naturelle pour des prob mort, qu’alors ikest

” permis au médecin d'établir des probabilités. Les éléments de I preuve doivent se tirer-alors surtout des ciréünstances. 29, La suspension est-elle l'effet d’un suicide, d’un homicide, ou d’un accident ? Tic :

Ilest évident que la,solution ‘de cette question ne doit "," être tentée que quand la première a déjà été résolue ; car. une fois qu'il a étéidémontré que la suspension de eu lieu FR qu'après la mort, la preuve de l’homicide est, pour ajinsi-dire ‘presque établie. ie < “On a cru pouvoir parvenir à la solution du probléme que . je Zonsidère par les +. moyens qui suivent : 1. Position \’ ‘du cadavre; 2°. Position de la ligature ; 39, Lésion des , s parties, 4°. Preuves circonstantielles. Ne dl

4 , $ ù : Ë & 19. Position du cadavre. pare,

pas complète, c’est-à-dire, &i les pieds des genoux .tou-

chaient à + [ré, on a cru que cette circoïiétance seule éloi- ! griait toute idée ‘de suicide, ‘par l'impossibilité où les. géns à .* auraient été de moñer leur projet à terme. Cette questio aété " fortement débattuegkgrs du procès célèbre: du prince de ‘

ue RSR < FE 0 Pendant longtemps on a cru que si la uspension n'était

‘Condé, à’ propos duquel, Mare p

avait rassemblé tréize observation Wpar lesquellés . . clâireinent prouvé que la pendaison n’exigé pas la totali Le du poids du corps, pour s’opérer d'une mañière complète. “De! # + plus,'il est démontré ‘lement doux et insidieux, que des personnes, a des tentatives infructueuses, ont avoué n'avoir

Pien au contraire, une rvations de Marc, tous, :

ont rapporté une foule ‘ eu lea pile,

ER PR onc touch#ièn nc touchAer nor dk

É lc de

ti ADS CS OUI he lguspension, la corde sui éiordinairement autour du . à une:ligne oblique, étant plé te à la partie posté-

Page 1