DE PAR SUSPENSION
p. 8. Y . NEA. DIAGNOSTIQUE.
CA] Ur
leur des deux mots, suspension et strangulation. ‘ 0 : rs M. Demazy en a donné la définition suivante :
Les écrivains ne sont pas encore bien d’acéord sur la va:
. & Dans la strangulation, le corps qui comprime-ne sup-. porte aucün poids. Lorsque c’est nn lien, ce lién n’a point
d'appui éxtérieur.” 4
: Dans la suspension, l'instrument de compression sup-
porte le poids de la totalité ou d’une partie seulement du corps.
du cou.”
Cette définition n, na are juste quant À ce qui
concerne la suspension, mais%éctueuse pour la strangu-
lation. Et en effet, dans mon relevé, il est fait mention d’un cas extraordinaire et; probablement unique de strangulation, dont j'ai déjà donné les détails, et où le corps qui comprimail, Supportai un poids. Fr ‘ sion éxercée ‘sur le cou, que je <orps soit dans n'importe quelle position, assis, couché ou debout, les pieds posant ou non sur le sol, ou sur quelque autre ‘corps solide : de sorte qu'alors, la strangulation West plus que l'effet général de compression, par un lien quelconque appliqué sur le cou. me, Pourtant, dans l'intérêt de l scien q jend:
M. Offila donne lénom de strangulation à la compres;
Se
Le lien est attaché à un point fixe placé en dehors
constriction d'un lien,, Qusnd le ee in corps lui- même
Vs .
n'est pas la causé de cette constriction. | Ne pourrait-on pas définir la strangulatien, l° effet produit
sur le’cou par la coñtpression d ut coi Ps queiconque, auand rite
compression est indépendante du: poids délé totalité ou d'une partie du: corps. ; Quoiqu'il en soit, dans les deux cas, la mort a Jica soit par l’asphyxie seule, ee qui a lieu surtout, quaud la corde, étant appliquée À la partie inférieure du cou’ ct fortement
serrée, met un obstacle immédiat à la circulation puimonaire, ou bien encore, quand une vertèbre cervicale se.
trouve luxée ou écrasée par la force de compression, et qu’il survient une paralysie inimédigte des muscles de Ja respira,
“tion ; dans d’autres cas, la cause immédiate de Ja. mort est
l'apoplexie, quand la cordé étant lâche, ou appliquée à la partié supérieure du cou, ne ferme pas hermétiquement loÿ
tube respiratoire, et permet encore à la respiration, et à la cir- L.
culation pulmonaire de remplir leurs fonctions pendant un un certain temps. Mais alors, la compression exercée sur les gros vaisseaux de cette région, produit la stise du sang dans lè cerveau. I apoplexie, qui survient alors, est bien rarement une apoplexie dans toute la rigueur du mot,
c’est-à-dire avec épanchement ; ‘c’est, seulement une apo- .
plexie par PRO , Rs ‘ Il est probable : äussi que la pression exercée sur les nd
du cou n "est pas étrangère au résultat fatal, au moins si on
cn juge par les expériences de Brodie.
M. Orfila, dans sa définition dela ‘suspension, dit qi’elle suppose toujours la strangultiqne Cette prétention
cst loin d’être juste, puisqu ’on:a vu des exemples de suspen-,
sion suivis de mort, où il:y avait absence de strangulation,
lorsque le lien par exemple, venant à glisser, se trouvait à
exercer sa compression sur le maxillaire inférieur,
Le plus souvent, pourtant, où rencontré à à l’autopsie ces deux effets pathologiques, l'asphyxie et kapoplexie combi-
le
nées.
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Pour établir que la suspension est le résultat du suicide, :
le médecin a toujours à résoudre les deux grands problèges Le 4 ‘suivants. {© ‘ i Nr
ui-même
el produit …, and ceile une partie
1S., “La suspension a-t-elleeu lieu durant la vie ou après e - Ja mort? | u
Jicn soit
la corde, Drtement
1 puimovicale se.
, et qu'il
, respiras, mort est née à la
ie “ go. La séspension est-elle le résultat d'un suicide, d'un . | +. homicide ou d’un aceident ? :
Je viens de méhlionner, l’asphyxie et l'apoplexie comme ei.
étant les causes ordinaires et immédiates de la mort chez les.
pendus ; et si, après la mort, on rendôntre le‘plus généra. lement les divers signes de tes deux affections, c’est-à-dire RÉ. -
©’ la congestion du cerveau, dés poumons, des cavités droites : .* : * du cœur, et des autres organes, on aurait tort dé croire hé-..,
anmoins que ces états se rencontrent ‘invariablement, -.'"
ement log. Des exceptions nombreuses, rapportées depuis qu elques l
t à la cir-8 années, prouvent jusqu'à l’évidencg que ces congestions sont |
ndant un. * loin d’exister toujours. Je ne saurais donc admettre dans
ESC RUE toute sa généralité, cette opinion émise par un savant mé du sang decin de Montréal, en 1858,' dans l'affaire Desforges, et: . est bien ainsi conçue : “ Du moment où la respiration est gênée, et - EE unes qu'il y a étouffement, n'importe quelle en'soit la cause, ïly Ù HS 2 congéstion cérébrale et pulmonaire.” ris a lue À + Fr y nee ” Orfila, entre autres, rapporté plusieurs cas de suspen-
g LA e h LA 21 [2 zx Va ‘@ sion, surtout par suicide, où ces lésions n’existaient pas /. 4 ° : 0, , 2 ; . ? : » + Beck cite un cas de suffocation par moyens mécaniques, par.
faitement analogue à éelui qui fit le sjet du procès Desforges, . et.‘où les organes internes étaient très sains, partitulièe
ns si On.
ion, dit
'étention rement les poumong.” Le cœur’ droit seulement et ses | RUEPER TS veines étaient congestionnést A propos. de ce même cas, gulation,
Christion fait remarquer que c’est une idée généralement ré. . pendüe êt erronée que les signes de suffocation sont évi. dents et caractéristiques : ‘ J4 ought to be distinctly understood by every .medical man, that. such appearances are very far from :