‹ Thèse pour le doctorat en médecine [microforme]Chapitre 40 sur 44 · I. Je ne donne dans ce tableau que le nombre exact des · texte numérisé non relu

I. Je ne donne dans ce tableau que le nombre exact des

cas où les causes ont pu être parfaitement déterminées. |

Dans les premiers relevés que quelques-uns des Coro-

- naires ont bien voulu m'adresser, je n'ai pas été peu surpris

d'y voir tous les suicides mis sur lé’cgmpte de l'aliénation

mentale. Le fait est que dans le Bas-Canäda, on gst généralement sous l'impression que le suicide est toujours un acte de :

folie. Mais, ces documents étant insuffisants pour mon travail,

je me suis adressé de nouvèau à ces ruessieurs, les priant de

vouloir bien ne mettre à l'article, ali£nation d'esprit, que les

cas où l'existence de cette affection étaitpärfaitement prouvée.

; pe nombre des individus dont l'état d'esprit a pu étre

, Wen ainët déterminé, d’une manière rigo reuse, s'élève à 96, ré-

partis comme suit : .

Aliénation mentale, idiotisme ete, Felo de 8e. Wet | ee 8 2 tarte PT Deux cas sont attribués à des douleurg physiques, dix autres, à des difficultés dé familles, ‘embartas péguniaires, dééhonneur, désespoir etc ; mais l'état d'esprit de cés douze derniers cas, ainsi que celui des 45 autres, n'a pas pu être constaté d’une manière rigoureuse, bien qu'attribué géné. ralement à l’aliénation mentale. : és : # È

-e k 3 Ÿ Q ‘ n ‘ Das À 116 ;

Le nombre des'suicidés chez lesquels un dérangement duelconque‘de la raison a été parfaitement reconnu, s'élève donc à un peu moins des deux tiers du nombre total. Dans le relevé de M. Demazy, un peu moins du tiers . Seulement, et dans celui de M. Lisle, moins du quart des

Cas ont pu être attribués à une aliénation mentalg oe constatée. ae. Far

Les causes de l’aliénation sont données pour 17 cas, divisés comme suit : F Intempérance ve 10

| Délire, fièvre, autres maladies. Me

IL'On comprend facilement toute la difficulté qu'ilyade … pouvoir se rendre çompte, exactement, del’état d'esprit des individus, au moment de se donner la-mort. Quoiqu'il en soit, après avoir considéré attentivement et le caractère, et les mœurs, et l'éducation religieuse de notre popuñation, il me semble que je puis affirmer, en toute sûreté, et sans craïînte d’être démenti, que le suicide volontaire criminel, avec l’intégrité des facultés intellectuelles est éxtrèmément rare dans

:: notre pays, et que l'idée po ulaire, qui existe dans toute ù Pays, eë q pop a

F.. J’étendue dé la province, que tous les suicides sont aliénés, est

presque littéralement vraie pour le Bas-Canada. j

ement s'élève total.

tiers art des

a8, di-

ed F *

EE XI. et

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