‹ Thèse pour le doctorat en médecine [microforme]Chapitre 41 sur 44 · SUICIDES SELON LES MOYENS D'EXECUTIONS · texte numérisé non relu

SUICIDES SELON LES MOYENS D'EXECUTIONS

J'ai pu me procurer des renseignements sur les moyens :

d'exécution mis en üsage par 132 individus.

Suspension... ...... fesses 58

Submersion.. ..... sono noenepesse 80 Armes tranchautes 1... 29 Armes à feu... ns Nr . 10 Empoisonnements. Potanie teDe Strangulation.....,,,,......,..…. +. 18 Précipitation ........,... ee 8 Moyens INCONNUS... ce 21

Totale: hs 158

IT Il est une remarque importante À faire ici, c’est que sur ces 132 cas où j'ai pu constater les moyens d'exécution, pas un seul n’a eu recours au charbon, tandis que dans les relevés pour la France, ce moyen figure poür uné très grande proportion, et pour Paris et le département de la Seine, en première ligne. 10 |

Däns ce fait encore, ne voit-on pas un exemple frappant de l'influence de l’éducâtion chez les divers peuples ?

Pourquoi s’étonnerait-on de voir le suicide au charbon

” « it » + 3 D SE 0e NT er

si commun en France et surtout à Paris ? Les. romans, les

journaux de ce pay

es : :

curiosité publique, les détails les plus circonstanciés qui se rattachent aux derniers moments de ces malheureuses victimes de la mort volontaire ! Et n’a-t-on pas soin encore de re- À vêtir tous ces détails des couleurs les plus brillantes et de tous Se les charmes du style! Et ne véit-on pas Jusqu'à jouer le sui- \ Gide au charbon sur les principaux théâtres de Paris, et cela : Nr d'individus de toutes les classes de la société, en présence des jeunes gens et des enfants !

Quant aux autres moyens d'exécution, c’est la suspen- : sion et la submersion qui fournissent le chiffre le plus élevé, de même que pour les autres pays, généralement. ce Les armes à feu sont employées beaucoup plus fréquemment en France que les armes tranchantes ; c’est le contraire

Les armes tranchantesont été employéesinvariablement de la même manière, c’est-à-dire pour se pratiquer des incisions à la région du cou. :

Deux des empoïsonnements ont eu lieu par l'acide ni-

trique, les autres, par le laudanum et par l’arsenic.

qui se

es vicde rede tous le suiet cela :

été, en TE APPENDICE.

uspen- :

élevé, Æ. 3 HORS

ne &% DU SUICIDE CHEZ LES SAUVAGES quem- a] . DE L’AMERIQUE. atraire CR ; ‘

Ayant eu occasion, à maintes reprises, de voir les

ement .Écrivains étrangers manifester le désir de connaître l’état du s inci- : suicide chez les nations aborigènes de l'Amérique, j'ai cru

qu'il\ ne serait peut-être pas sans utilité de remonter aux de ni- sourcèg réelles, et de consigner ici quelques détails sur un . sujet aussi important.

Il nest pas besoin de dire, sans doute, qu'on ne doit s’attendrè à trouver, dans mes remarques, ni Chiffres, ni statistiques officielles ; le genre de vie de ces peuplades ne se prête nullement à un tel genre d'observations. Tout ce qu'il est possible \de fournir, à ce sujet, ne peut consister, évidemment, que dans des généralités, puisées dans les documents histôriques, ou dans des renseignements fournis par les missionnaires qui ont eu occasion de vivre, pendant quelques temp, avec ces tribus.

- I Le suicide paraît avoir été très rare, chez les anciens sauvages de l’A érique du Nord. L'histoire rapporte pourtant que chez les Troquois, les enfants en fournissaient assez

‘souvent des exemples, croyant se venger par là des lecons et des réprimandes paternelles : ces enfants avaient généralement recours À Ja submersion.

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