‹ Thèse Pour Le Doctorat En MédecineChapitre 20 sur 28 · UNE · texte numérisé non relu

UNE

10 Contre le domestique et les enfants de son voisin Meyer pour injures et menaces.

20 Contre le domestique pour vol.

3o Contre Meyer pour avoir retenu illégalement du maïs prêté.

40 Contre les voisins pour calomnie. É

5o Contre un certain X... qui l'aurait paraît-il accusé d'homicide. A la suite de ces plaintes, le juge se vit obligé de faire examiner l’état mental du plaignant et à cet effet Tunst a été placé en observation dans un asile.

D'après les renseignements obtenus, il résulte ce qui suit :

Tunst âgé de 51 ans, marié depuis 32 ans, a une mère détraquée et un frère débile. Pendant son enfance, il se montra capricieux et mal doué.

En 1846, à la suite de plusieurs condamnations pour infraction à la loi sur la chasse, le malade se mit à étudier les lois.

Insupportable, orgueilleux, s’attaquant à tous ses voisins, il était connu dans le pays comme un homme dangereux. Au printemps de l’année 1859, condamné pour port d'armes prohibé, T..."accuse de partialité toute la commune et est condamné pour ce fait à 4 mois d'emprisonnement et aux dépens. À la suite.du recours en appel, ses peines furent réduites à 3 semaines de prison. Dans son recours le malade accusaïit de bassesse deux conseillers municipaux et s’offrait à prouver leur haine contre lui. Il prétendait être maitre de chasser sur son terrain et ne voulait pas être obligé à prendre un permis. En 1864 il porte plainte contre un conseiller municipal pour calomnies. Comme le tribunal de première instance l'avait débouté de sa plainte, il se sentit froissé et on eut beaucoup de peine à l’empêcher de se livrer à des voies de fait sur son ennemi. Dans la même année il avait intenté un procès contre son voisin Meyer pour tapage nocturne. De 1861 à 1864, T'... a été condamné une fois pour injures envers les fonctionnaires, deux fois pour port d'arme prohibé et une fois pour contravention.

Le 26 mai 1872, la maison de son voisin ayant brûlé, T'unst cité comme témoin, se croit froissé dans son honneur et demande satisfaction,

En même temps, il porte plainte contre M. pour injures. Sa plainte est rejetée faute de preuves. Il recommence son procès et est débouté une seconde fois. Il interjette appel demandant à ce que M. soit condamné à des dommages-intérêts ; sa plainte est réjetée pour la troisième fois par la Cour.

En septembre 1873, le malade fait un recours en cassation, également rejeté. Le 30 juillet 1875, Meyer porte plainte contre T., qui lui avait volé 2 chaines et le fait condamner.

Page 1