‹ Thèse présentées a la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur ès sciences physiques (volume 2)Chapitre 10 sur 19 · RAYONS CATHODIQUES ET RAYONS DE RUIVTGEN · texte numérisé non relu

RAYONS CATHODIQUES ET RAYONS DE RUIVTGEN

Enfin les essais de polarisation n'ont donné, eux aussi, que des résultats négatifs.

6. Essais de théorie. — Les faits dont Texposé précède n'ont pu encore être reliés par une hypothèse simple, qui les rattache logiquement à quelque phénomène déjà étudié; en ce sens, la nature des rayons de Ronigen est inconnue.

L'hypothèse d'une émission, assez peu en faveur, n'est cependant pas plus inacceptable qu'elle ne l'était pour la lumière avant que l'on connût la diffraction, et peut-être la défiance qu'elle excite est-elle due précisément à son insuccès en Optique.

Une autre hypothèse consiste à voir dans les rayons de Rontgen des ondes électromagnétiques isolées, sorte d'impulsions brusques imprimées à l'éther au. moment de l'arrêt des rayons cathodiques. En ce cas, je ne comprends pas comment un rayon ne s'épanouit pas en sortant d'une fente étroite.

Enfin on suppose souvent que les nouveaux rayons sont des vibrations périodiques, de courte longueur d'onde. La propagation rectiligne s'explique alors par le principe d'Huygens-Fresnel ^ si, déplus, on admet que la vitesse des rayons est la même dans tous les milieux, l'application du même principe explique simultanément l'absence de réfraction et l'absence de réllexion.

L'expérience ne donne, au reste, aucune indication qui puisse faire supposer que ces vibrations soient transversales plutôt que longitudinales. Pourtant, comme on sait déjà que l'éther peut transmettre des ondes transversales, et comme on n'est j)as sûr qu'il en puisse transmettre d'autres, on fait plus volontiers la première hypothèse. Les rayons

par IM. Gouy [Comptes rendus, :i(î mai et 6 juillet) tienl, d'abord à l'emploi du focus, mais surtout à ringénicuse idée d'cîriploycr comm c source linéaire intense ranticathode, vue sous l'incidence rasante.

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de Rontgen seraient alors une luinièie ullra-violelte. Le fait qu'on, u'a pu les polariser n'a rien qui doive surprendre puisqu'on ne sait polariser la lumière ordinaire (jue par réflexion, réfraction ou diffraction.

Enfin, je ne crois pas qu'on ait formulé d'bypotlièses quant au mécanisme de production des rayons de Ronlgen. Peut-être pourrait-on admettre qu'au moment où les projectiles catliodiques choquent la paroi du tube à vide, ils se mettent à vibrer en même temps que les molécules de cette paroi. Ces dernières donnent alors des fluorescences visibles ou invisibles, et les projectiles, qui sont peut-être incomparablement plus petits que les molécules, donneraient en vibrant des rayons de Rontgen.

En somme, on est encore en pleine incertitude. Mais, d'autre part, et malgré cette incertitude, l'importance des rayons de Rontgen s'est encore accrue, par la connaissance d'un groupe de propriétés nouvelles, qui mérite une analyse détaillée.

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