‹ Thèse sur le chloroformeChapitre 11 sur 25 · Procédé Dorvault · texte numérisé non relu

Procédé Dorvault

On met dans le bain-marie d’un alambic :

5 kilogrammes de chlorure de chaux à 90 degrés.

15 id. d’eau.

1 id. d’alcool à 90 degrés.

On monte toutes les pièces de l’alambic, on lute et on distille; on chauffe d’abord vivement, puis avec beaucoup de précaution à partir du moment où le col du chapiteau commence à s’échauffer ; autrement, bien que par l’emploi du bain-marie on ne soit plus à l’abri de cet accident, la matière se soulèverait et passerait dans le récipient.

La distillation s’effectue à la température d’environ 80°, et une fois commencée se continue pour ainsi dire d’elle-même au fort filet. On arrête la distillation lorsque le produit n’a plus qu’une faible odeur de chloroforme. Après avoir laissé reposer le liquide distillé, on en sépare le chloroforme par le procédé ordinaire.

D’après le savant auteur de ce procédé on retire en chloroforme la moitié en poids de l’alcool employé.

M. Dorvault conseilla le premier l’emploi du bain-marie, pour éviter, lors du boursouflement, que le liquide ne passât dans le récipient.

Il apporta au procédé de M. Soubeiran une autre modification non moins importante, celle d’avoir dans la préparation du chloroforme diminué d’environ 1/4 la proportion d’eau employé pour délayer le chlorure de chaux.

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