‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 11 sur 517 · MÉDÉE, TAURUS · texte numérisé non relu

MÉDÉE, TAURUS

TAURUS

Insolent !

MÉDÉE

Vous voyez : son imprudent éclat S'appuie auprès du roi du zèle de l'état.

ïo THESEE.

Dépêchez-vous -, portez ce coup prompt et fidèle Dont Mi nos a frappé cette ville rebelle. Noyons, pour l'accabler, au sang de ses enf'ans De vos rois et des miens les longs ressentimens. Ce jour va décider des libertés d'Athènes , Et c'est le dernier sang qui coule de ses veines.

TA.URUS

Oui , je vous l'ai promis -, attaquons de concert La ville abandonnée au calme qui la perd : Vous , dans le palais même où son prince réside ; Moi , partout hors des murs qui lui servent d'égide. Du maître que je sers j'ai l'ordre rigoureux De miner sourdement un pouvoir dangereux , Et d'attacher aux droits qui font naître mes plaintes De vos ressentimens l'espérance et les craintes. Vos malheurs désormais ne seront plus cités, Qu'à des cœurs plus aigris ils ne soient répétés. De lant d'efforts unis la victoire est facile , Et le trône est à vous.

MÉDÉE

Je ne veux qu'un asile.

Vous connaissez mon sort, quels troubles orageux M'ont fait de ce refuge un change avantageux. De mes premiers amours l'excès me coûte un frère ; De Pélie et des Dieux évitant la colère , J'arrive dans Corinthe, où le sort odieux Du spectre de ses rois fatigue encor mes yeux. Mes entans immolés , je cherche près d'âgée La fortune et l'époux dont je suis protégée ;

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