‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 165 sur 517 · HÉCUBE, POLYXÈNE, HÉLÉNUS · texte numérisé non relu

HÉCUBE, POLYXÈNE, HÉLÉNUS

HÉCUBE

Je vous ramène enfin, ma fille; et votre vie, Source de tant de pleurs, ne m'est donc point ravie. 0 l'appui de mes jours! que j'arrache au trépas, Que pour les ranimer je vous presse en mes bras ! Respirez, revenez de si vives alarmes.

POLYXÈNE

Ah ! pour long-temps encore arrêtez-vous mes larmes? Je n'en crois pas moi-même un si pénible efFort. Je ne me flatte plus, j'ai vu de près la mort. Dans ce conseil de rois dont ma perte est l'ouvrage J'ai vu la soif du sang que demandait leur rage, Dans l'effroi des soldats mes outrages écrits, Leur silence effrayant plus morne que leurs cris, Leur bras déjà s'armer de l'ordre qu'on leur livre , Et le glaive à la main la garde me poursuivre. A ces tristes objets , tremblante de terreur, La mort à mes regards se peint avec horreur $

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