ACTE III, SCÈNE IV
Des apprêts de ma mort mon cœur trop tôt flatté,
Je l'avoue , à vos vœux a trop mal résisté ;
Et je ne songeais pas, dans l'excès de ma joie,
Aux nouvelles douleurs où ma mère est en proie.
J'ose vous conjurer, par son mortel ennui,
Contre ses ennemis d'être ici mon appui.
Et que doit-il coûter, dans le rang où vous êtes,
Pour des heureux de plus de compter vos conquêtes ?
Partout dans cet exil , d'un sort nouveau pour moi,
D'une esclave soumise on me verra la loi.
Je veux voir, pour témoin de ma reconnaissance ,
Votre orgueil s'applaudir de mon obéissance,
Et trouver à toute heure, avec moins de courroux,
La fille de Priam embrassant vos genoux.
ULYSSE
Puissent-ils aujourd'hui devenir votre asile! Venez armer les cœurs contre les vœux d'Achille. Je n'y résiste plus.
HÉCUBE
Ahî seigneur, je vous suis; Et d'Ithaque avec vous ne crains plus les ennuis.
FIN DU TROISIEME ACTE
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