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toujours à quelque époque désastreuse, avec quelque événement malheureux, (lesquels ils sont destinés à détourner l'attention publique, et dont ils sont à la fois le travestissement et l'image.
Ne levons pas le voile qui couvre de si honteux mystères : je ne souillerai pas ma plume à rappeler les ouvrages à qui l'on a accordé de grands succès , et dont la postérité ne saura pas les noms; mais j'avouerai qu'il faut bien de l'audace et toute l'effronterie qui se peint dans l'ivresse inconsidérée d'un front aventureux tout étonné de lui-même, pour se mettre à la tète d'un parti qui a juré la ruine des lettres , et attirer sur soi les représailles d'une juste indignation. A-t-on bien réfléchi jusqu'où la dignité nationale ainsi méconnue peut se trouver offensée? jusqu'à quel point le talent qu'on outrage est une propriété inviolable à laquelle il n'est pas permis d'attenter ? Vaincu , battu sur
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tous les points ; n'ayant plus , de tant de triomphes , que la détresse qui suit la défaite, en quelle langue veut-on se faire dire qu'on est importun ? et qu'attend-on pour se taire ?
C'est pour favoriser de pareilles inepties qu'on répète qu'on est las de spectacles , qu'on n'en veut plus; et une population oisive , et souple à l'impression du mal, se presse tous les jours à la porte des théâtres secondaires où elle va prendre l'exemple des mauvaises mœurs; et une classe opulente et non moins nombreuse demande en vain, dans de nobles divertissemens , l'occupation de ses loisirs et l'emploi du temps qui lui pèse et la dévore. Sait-on bien ce que , dans une ville immense, l'oisiveté, l'ennui, le découragement, enfantent tous les jours de crimes et de désordres ? J'ai vu des pères de famille désolés rentrer chez eux pour demander une prompte réforme dans les spectacles, la suppression des sentines de
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corruption où l'on tient école de tous les vices, et l'ouverture multipliée, sans nombre , illimitée , de grands théâtres où s'empresse la foule des citoyens à I'ecole des