‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 205 sur 517 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DORIMONT; Madame de RAINVILLE, D'HAUTEFARD.

D'HAUTEFARD.

Dans l'excès de la joie et du ravissement, Et de votre arrivée, instruit dans le moment,

l4 L ORIGINAL,

Je viens me présenter, madame, à votre vue , Honteux que mes respects ne vous aient prévenue!

DORIMONT

L'ai-jedit?

D'HALTEFARD , à Madame de Rainville.

Vous ici! par quelle rareté?

Madame de RAINVILLE.

Mais, vous-même, marquis, par quelle nouveauté?

D'HALTEFARD.

Je me viens informer, monsieur, de vos nouvelles.

DORIMONT

A vous permis , monsieur; passons ces bagatelles ; Je sais que sur ce point il faut vous contenter, Ou bien, jusqu'à demain , s'attendre à disputer.

Madame de RAINVILLE.

Le marquis avec moi, sans nulles conséquences, Nous sommes tous les deux d'intimes connaissances; Il m'a fait autrefois fort joliment la cour , Et m'a de sa constance assuré plus d'un jour.

D'HAUTEFARD.

Et plein comme autrefois de la même tendresse , Je viens à vos genoux vous le jurer sans cesse. Le temps n'a point éteint l'éclat de vos attraits Ni refroidi l'amour dont j'ai senti les traits.

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