ACTE III, SCÈNE VI. 6l
ÉLIANTE
Quoi ! vous pouvez, monsieur, me tenir ce langage,
Qui, pour ma bienfaitrice , est un nouvel outrage?
Et vous ne voyez pas ce que pour un ami
Un semblable discours a d'offensant chez lui?
Je vois trop à quel point vous pouvez vous méprendre ;
Mais je dois, pour le moins, éviter de l'entendre,
Je sors , ou laissez-moi
DHAUTEFARD.
Non point. C'est moi qui sors; Mais d'un esprit tranquille examinez vos torts : Est-ce ma faute , à moi , si vous êtes jolie? Ensuite cet aveu , sur qui l'on se récrie , Vous-même adroitement me l'avez arraché.
ÉLIANTE
Monsieur!...
D'HAUTEFARD.
Point de courroux. Quittez cet air fâché, Et songez que ces yeux où se peint la menace Du mal qu'ils ont causé doivent porter la grâce. »